AA - Athènes - Nur Gülsoy
La Grèce n'aura plus de problème financier les prochaines années, a déclaré le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.
Le chef de gouvernement a accordé une interview à la chaîne de télévision grecque ERT, mardi, pour évaluer l'accord qu'il a conclu avec les créanciers européens.
Selon Tsipras, cet accord est à caractère difficile et mauvais mais porte de meilleures propositions qu'auparavant: "l'accord exige de réformes très lourdes mais est incomparable aux précédentes propositions. Ils [les créanciers] refusaient d'accorder un crédit avant. Maintenant, ils ont accepté un crédit de 82 milliards d'euros et notre dette sera réajustée. Il n'y aura pas de réduction sur les salaires des fonctionnaires et des retraités. Le problème financier de la Grèce disparaît pour les prochaines années. La Grèce n'aura désormais plus de problème de dette."
Le Premier ministre a noté qu'il a été en difficulté les dix derniers jours des négociations à Bruxelles, qu'il n'a pas obtenu de soutien, et a dû opter pour l'une des propositions.
"Ce n'était pas une question personnelle, a-t-il poursuivi. J'ai tenu compte des intérêts du pays et du peuple, dans mon choix. En cas de faillite, nous devrions passer à une autre monnaie, soit une catastrophe pour le pays. Car je suis allé voir avec la Russie, le président [américain] Obama, le Premier ministre chinois, mais personne n'a exprimé son soutien."
Bien qu'un accord soit trouvé, rien n'est encore fixé, et certains milieux en Europe tentent encore de saboter l'accord, selon Tsipras.
Lundi, après des négociations qui ont durées toute la nuit de dimanche, les pays de la zone euro et la Grèce ont finalement annoncé avoir trouvé un accord sur la dette du pays, écartant la sortie de la Grèce de la zone euro.