Elena Teslova
26 Juillet 2021•Mise à jour: 26 Juillet 2021
AA / Moscou / Elena Teslova
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré, lundi, que la Russie suivait de près les récents développements en Tunisie, où le président Kaïs Saïed a limogé le chef du gouvernement, gelé les travaux du parlement pendant 30 jours et déployé l'armée dans la capitale, Tunis.
Commentant la situation, Peskov a déclaré que le Kremlin escompte que la crise politique ne portera pas atteinte à la sécurité des citoyens russes en Tunisie.
"Nous suivons les nouvelles qui nous parviennent de Tunisie. Bien sûr, nous espérons que rien ne menacera la stabilité et la sécurité des citoyens dans ce pays", a-t-il ajouté.
Saïed a annoncé, dimanche, qu'il avait pris la décision de limoger le chef du gouvernement, de geler les travaux du Parlement, de lever l'immunité de tous ses membres, de prendre en charge la responsabilité du ministère public et de déployer les forces armées dans la capitale, après avoir consulté le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, et le président du Parlement, Rached Ghannouchi.
Ce dernier a toutefois déclaré que Saïed ne l'avait consulté que sur des procédures d'urgence et ne l'avait pas informé au préalable de ses autres décisions.
La Tunisie a connu, dimanche, des manifestations populaires contre le gouvernement et l'opposition, avec des attaques signalées contre les sièges et les bâtiments du parti Ennahdha (d'obédience islamique) de Ghannouchi dans plusieurs villes tunisiennes.
Le pays connaît depuis janvier une impasse politique due à un différend entre Saïed et Mechichi au sujet d'un remaniement ministériel que Saïed a rejeté.
Le pays est également confronté à une crise économique et à une forte recrudescence des cas d'infection par le coronavirus, alors que des mises en garde ont été émises quant à un éventuel effondrement du système de santé.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj