Hajer Cherni
26 Octobre 2020•Mise à jour: 26 Octobre 2020
AA/Istanbul
Le Conseil arabe a exprimé, lundi, sa ferme condamnation de l'Accord de normalisation conclu entre le Soudan et Israël, sous les auspices des États-Unis.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, par le Conseil concerné par la défense des révolutions arabes et du droit des peuples à établir ses propres choix, que préside l’ancien président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki.
Selon le communiqué, "cette normalisation n'exprime pas la volonté du peuple soudanais, toujours attaché à son identité arabe et à son lien historique avec la Cause palestinienne".
"Cet accord fait suite aux trahisons précédentes des Émirats arabes unis et de Bahreïn, pour servir les intérêts des Etats-Unis, dans ses prochaines élections présidentielles", poursuit la même source.
En effet, les Emirats et le Bahreïn avaient signé, le 15 septembre dernier, un accord de normalisation des relations avec Israël, dans une mesure considérée, à l’unanimité, par les Palestiniens comme un '' coup de poignard dans le dos et une trahison de la Cause palestinienne''.
Et le comuniqué d'expliquer que "cet accord a pour objectif de faire oublier la Cause palestinienne et de renforcer la présence d'Israël dans la région".
Marzouki appelle, dans ce sens, les peuples arabes à faire face à ces accords de normalisation, négociés ouvertement et secrètement avec les régimes arabes les plus faibles, et ce à la lumière de l'effondrement de toutes les institutions et mécanismes d'action arabe conjointe.
Créé le 26 juillet 2014 à Tunis, le ''Conseil arabe'' est une organisation non gouvernementale qui rassemble plusieurs personnalités arabes dans le but de défendre les révolutions du ''Printemps arabe'', de consolider la culture démocratique dans la région et d'échanger les expériences et le savoir-faire dans la gestion du processus transitionnel.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni