Ankara - AA - Iskin Naz Altinsoy - Lorène Barilot
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU), présidé par le ministre des Affaires étrangères et européennes luxembourgeois Jean Asselborn, s'est réuni le 13 mars lors d'une séance publique à New-York pour discuter de la situation en Ukraine, en présence du Premier ministre ukrainien, qui y a affirmé que la résolution armée d'un conflit était inconcevable au XXIème siècle.
Arseni Iatseniouk a invité la Russie au dialogue pacifique en expliquant que l'Ukraine souhaitait une négociation et non pas une action militaire. Il a déclaré : "Nous considérons qu'il y a toujours une chance de résoudre le conflit de manière pacifique. J'appelle la Russie à rappeler ses soldats dans ses casernes, et à entamer les négociations pour trouver un compromis".
Le nouveau Premier ministre ukrainien a réaffirmé la position déterminée de Kiev sur la Crimée. "La Crimée restera partie intégrante de l'Ukraine", a-t-il affirmé en évoquant une responsabilité devant l'Histoire de fournir tous les efforts relatifs au maintien de la paix et de la stabilité.
"Nous essayons de comprendre si la Russie veut la guerre ou pas. En tant que Premier ministre de l'Ukraine, je peux dire que mon pays a entretenu des rapports étroits et chaleureux avec la Russie. J'ai estimé que la Russie ne veut pas la guerre. J'espère que le Président de la Fédération de Russie et l'administration russe écouteront leur peuple, et se mettront autour de la table pour entamer les négociations afin de résoudre le conflit dans le dialogue", a déclaré Arseni Iatseniouk.
Les représentants des membres permanents tels la France et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur souhait d'une résolution pacifique en soulignant qu'un référendum sous la menace armée ne pourrait pas être légitime et que la Russie devait retirer ses troupes de Crimée.
L'ambassadeur russe aux Nations-Unies Vitaly Tchourkine a soutenu quant à lui la démarche de référendum à venir, réaffirmant ainsi la position de la Russie. Il a accusé l'Occident d'avoir provoqué la violence en Ukraine.
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s'en ensuite entretenu avec Arseni Iatseniouk.