Ahmet Dursun
06 Janvier 2016•Mise à jour: 07 Janvier 2016
AA - Istanbul - Ayse Betul Gedikoglu
Les attaques perpétrées contre les représentations saoudiennes dans les villes de Téhéran et de Mashhad, en Iran, ont rappelé les insuffisances iraniennes à faire respecter les Accords de Vienne garantissant la sécurité des missions diplomatiques.
La révolution iranienne, survenue en février 1979, est l’un des exemples importants marquant l’insuffisance de l’Iran à faire appliquer les règles internationales.
Le 11 février 1979, l’Ayatollah Khomeney écartait le Shah d’Iran et annonçait la création de la République islamique.
Les Etats-Unis, accusés de soutenir le régime du Shah, étaient devenus la cible des attaques, ainsi, l’Ambassade américaine, à Téhéran, avait-elle été attaquée, le 4 novembre 1979, par des manifestants universitaires iraniens.
Le personnel de l’Ambassade avait été pris en otage pendant 444 jours.
Un autre exemple remarquable est celui de l’intrusion de manifestants dans l’Ambassade d'Arabie Saoudite, à Téhéran, en 1987.
En aout 1987, une manifestation des pèlerins chiites à la Mecque, s’était transformée en protestation contre Israël et les Etats-Unis. L’intervention des forces de l’ordre saoudiennes avaient fait 402 morts dont 275 Iraniens.
L'exécution, samedi 2 janvier 2016, par les autorités saoudiennes de Nemr Baqer al-Nemr, haut dignitaire chiite saoudien en même temps que 46 autres personnes, a été fermement condamnée par les autorités chiites d'Iran.
Un groupe de manifestant avait lancé, samedi soir, une attaque contre le bureau du consulat saoudien à Mashhad, dans le nord-est de l'Iran.
Un autre groupe avait organisé une manifestation devant l'ambassade saoudienne à Téhéran. Le drapeau de l'Arabie Saoudite avait été abaissé par le groupe, puis les manifestants avaient mis le feu au bâtiment de l'Ambassade.
Suite à ces évènements, le Président iranien, Hassan Rohani, avait indiqué que les personnes ayant commis les attaques contre les représentations saoudiennes, seront retrouvées et placées devant la justice.