Soraya Hend Ben Mustapha
25 Novembre 2015•Mise à jour: 25 Novembre 2015
AA / Capitales / Correspondants
Les condamnations arabes de l’attentat terroriste perpétré mardi contre un bus de la garde présidentielle à Tunis se poursuivent mercredi.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a dénoncé un «acte terroriste odieux» et réitéré, dans un message adressé au président tunisien Béji Caïd Essebsi, la détermination de son pays à poursuivre la coopération avec la Tunisie en vue d’éradiquer le terrorisme.
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a également condamné l’attentat terroriste «qui s’oppose à toutes les lois divines, aux valeurs humaines et au droit international», appelant à conjuguer les efforts régionaux et internationaux pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes.
Le Secrétaire général de l’organisation de la Coopération Islamique, a également condamné «l’attentat terroriste» et exprimé sa solidarité avec la Tunisie dans sa «guerre contre le terrorisme et l’extrémisme violent qui vise la sécurité et la stabilité dans le pays, et à changer le modèle sociétal tunisien basé sur la modération et la tolérance».
Selon un bilan de la Présidence tunisienne, douze agents de la garde présidentielle ont été tués, outre probablement le kamikaze lui-même et 20 personnes ont été blessées, dont 4 civils, dans l'attentat terroriste perpétré mardi après-midi contre un bus de la garde présidentielle, en plein centre ville de Tunis.
Selon les sources officielles, l’attentat aurait été perpétré par un kamikaze qui portait une ceinture explosive.
Le président tunisien a décrété l’état d’urgence pendant 30 jours et un couvre-feu dans le grand Tunis (gouvernorats de Tunis, Ben Arous, l’Ariana et Manouba), de 21:00 (20:GMT) à 05:00 (04:00 GMT).