AA / Al-Quds / Abderraouf Arnaout
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a remis sur la table l’idée de céder des zones à forte densité de population arabe dans le nord d’Israël à l’Etat de Palestine dans le cadre d’une solution définitive au conflit avec les Palestiniens.
Le quotidien israélien, Yediot Aharonot, a indiqué: «Liebreman renouvellera la proposition de sa stratégie politique au ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne (UE) au cours du congrès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui sera tenu dans la ville suisse de Bâle la semaine prochaine ».
Le quotidien a affirmé que Lieberman assure de la disposition du parti «Israël Beytenou» (droite), dont il est président, à céder des régions dans le cadre d'un plan de paix régional global.
La stratégie de Liberman consiste, selon Yediot Aharonot, en l’application du principe d’échange de terres et d’habitants dans le cadre d’une solution qui sera proposés aux habitants arabes d’Israël, notamment dans les deux régions du Triangle et de Wadi Ara (Nord) ».
La stratégie prévoit de permettre aux habitants arabes qui ne manifestent pas de solidarité avec l’Etat d’Israël de faire partie de l’Etat de Palestine.
Les régions de Wadi Ara et du Triangle abritent près de 300 mille Arabes palestiniens, tous de nationalité israélienne étant donné que la région fait partie d’Israël où de ce que les Palestiniens appellent "les terres de 1948".
Près de 1.6 million d’Arabes vivent en Israël, soit 20% de la population totale.
Les dirigeants palestiniens et les partis arabes actifs à l’intérieur d’Israël ont, à maintes reprises, exprimé leur refus de la proposition de Lieberman.
L’évocation de la proposition de Lieberman, intervient après que le gouvernement israélien ait approuvé, dimanche dernier, un projet de loi sur le caractère juif de l’Etat d’Israël, en prélude à sa soumission à la Knesset (parlement israélien).
Il est prévu que la Knesset commence la discussion du projet de loi la semaine prochaine.
Cette décision avait fait l’objet d’une condamnation de l’Organisation de la Libération de la Palestine, dès lors que l’OLP estime que ce projet vise à «anéantir la solution des deux Etats».