Fekry Hamdy Fadl Abdeen
11 Janvier 2018•Mise à jour: 11 Janvier 2018
AA/Tripoli/Walid Abdallah
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, et l’émissaire onusien pour la Libye Ghassan Salamé, sont arrivés, jeudi, à la ville libyenne d’el-Beïda (est), pour mener des consultations avec Akila Salah, président de la chambre des députés qui se tient dans la ville de Tobrouk.
La mission onusienne en Libye a annoncé, sur Twitter, que « Feltman et Salamé rencontreraient le président de la chambre des députés et le deuxième vice-président, Ahmed Homa, dans la ville de Koba (est), pour discuter du processus politique et de la feuille de route de l’ONU visant à mettre fin à la crise libyenne ».
En provenance de Tunis, Feltman est arrivé, mercredi, à Tripoli, là où il a rencontré le président du Conseil présidentiel du gouvernement du consensus, Fayez al-Sarraj, et le président du Conseil supérieur de l’Etat, Abderrahmane Souihli.
Souihli a appelé la Communauté internationale et les Nations Unies, lors de sa réunion avec Feltman, à « prendre des positions claires et fermes contre les parties et les personnes entravant l’accord politique, dont Khalifa Haftar, commandant des forces soutenues par le Parlement de Tobrouk ».
Il a également souligné la nécessité de « limiter les ingérences régionales et étrangères dans les affaires libyennes». Pour lui, « ces ingérences ont un impact négatif sur le consensus national souhaité, vu que certains pays continuent à soutenir la partie qui entrave le processus politique ».
Pour sa part, Feltman a appelé les dirigeants libyens à opter pour l’intérêt de la patrie, assurant l’importance d’appliquer l’accord politique. L'accord signé par les parties du conflit en 2015, au Maroc, est, pour le responsable onusien, le seul moyen d'unifier les institutions et d'alléger la souffrance du peuple libyen.
Depuis la destitution du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, plusieurs groupes armés sont en guerre en Libye.
Deux gouvernements sont en conflit pour le pouvoir dans le pays, le premier, basé à Tripoli (ouest), est le gouvernement du consensus, reconnu à l’échelle internationale, et le deuxième est le gouvernement d’el-Beïda (est).