AA/ Benghazi( Libye)/ Mootaz Majberi
Le président du parlement libyen Akila Salah Gouider a démenti la présumée participation d’avions militaires égyptiens dans les raids aériens qui ont visé, mercredi 15 octobre, des positions de groupes armés à Benghazi (est de la Libye).
Un communiqué diffusé, jeudi, par le bureau de presse du président du parlement rapporte que Gouider dément les révélations faites par une agence de presse concernant la participation de l’armée égyptienne dans les bombardements qui "ont visé sur les territoires libyens des terroristes et des camps militaires occupés par des milices extrémistes".
Le communiqué dont Anadolu a eu copie rapporte que Gouider a précisé: « L’armée libyenne combat le terrorisme par ses propres moyens et sans recevoir aucune aide d’aucune partie» ajoutant que "l’armée est déléguée par le peuple qui refuse toute intervention militaire étrangère".
Le président du parlement libyen a, également, invité les médias à jouer le rôle qui leur incombe en relayant la vérité et en s’éloignant des rumeurs « surtout dans le contexte actuel où la Libye vit une crise profonde »
L’Associated Press (AP) avait diffusé, mercredi 15 octobre, une information selon laquelle deux responsables du gouvernement égyptien, qu’elle n’a pas cités, ont confirmé la participation d’avions de chasse égyptiens dans le bombardement des positions de milices "islamistes" à Benghazi (Est de la Libye). Information qui a vite été démentie par la présidence égyptienne.
Plusieurs bombardements ont visé, mercredi 15 octobre, des positions de milices armées islamistes dans la ville de Benghazi. Des bombardements revendiqués par les forces alliées au général à la retraite Khalifa Haftar.
Les forces alliées à khalifa Haftar visent depuis des mois des positions et des casernes militaires contrôlées par des révolutionnaires dans les villes de Benghazi et Derna. Haftar avait initié le 16 mai dernier une opération militaire qu’il a baptisée «l’opération de la dignité » et qui vise à anéantir les milices des révolutionnaires (alliées à l’Etat major de l’armée) et celles de l’organisation "Ansar al Chariaa" qu’il accuse d’extrémisme et de terrorisme.
Le gouvernement avait alors jugé que l’initiative de Haftar n’était autre qu’un "retournement contre la légitimité de l’Etat".