AA/Benghazi/Mootaz Majbri.
Le chef du service des renseignements libyen, Salem Al-Hassi, a remis officiellement sa démission à la présidence du parlement Libyen, en signe de protestation contre la détérioration de la situation sécuritaire du pays.
Abdelmoon Al Yassir, membre de la commission de la sécurité nationale au Congrès National Général (CNG) a déclaré à Anadolu que « le chef du service de renseignements libyen Salem Al Hassi a officiellement remis, jeudi, sa démission au parlement », affirmant que "la commission ne s’est pas encore réunie aux fins de se prononcer sur le sort de la démission ».
Dans une lettre envoyée au Parlement, Al-Hassi a justifié sa démission par « la situation qui prévaut dans le pays » et « pour protester contre le non-parachèvement des institutions de l’Etat »
Depuis le 16 mai dernier, la Libye est secouée par une escalade de la violence, notamment dans l’Est où les forces de l’ex-général Khalifa Haftar ont lancé une opération militaire « controversée ». Pour les partisans de cette opération, il s’agit d’une tentative visant à « assainir la ville de Benghazi de la présence des groupes armés « extrémistes ». Ses détracteurs en voient "un coup d’état contre la légitimité et une "tentative acharnée en vue de s’emparer de la ville de Benghazi, berceau de la révolution libyenne".
Les affrontements armés avaient fait plus de 80 morts, selon le bilan du ministère libyen de la Santé.