AA / Benghazi (Libye) / Mootaz Mejbri
Un tribunal libyen situé au Sud de Tripoli a reporté, dimanche, le procès de 37 responsables du régime de Khadafi, dont Seif al-Islam, fils de Khadafi sur fond d’accusations de meurtre et de répression des manifestants, à l’audience du 25 mai courant, affirme un avocat du comité de défense des accusés.
« Le report a été décidé en raison du non-parachèvement des procédures afférentes au procès », ajoute la même source.
Dans une déclaration aux médias, Me Ibrahim Abou Aicha, membre du comité de défense des accusés a affirmé que le juge a reporté le prononcé du jugement à l’audience du 25 mai pour non comparution de l’avocate de Saif Al Islam, Samiha Al Kasih réquisitionnée par le gouvernement lors de l’audience du 27 avril dernier.
« Le juge a demandé de fournir aux avocats de la défense des exemplaires des documents afférents à ladite affaire sous forme de disques compacts ».
Parmi les principaux accusés dans ce procès, figurent Abdallah Senoussi, responsable des services de renseignements du régime de Khadafi, Baghdadi Mahmoud, ex-Premier ministre libyen et Bouzid Dorda, ancien responsable de la sécurité extérieure.
Lors de l’audience de dimanche, Seif al-Islam est apparu, via vidéoconférence, dans sa prison à Zentane, située à l’Ouest de Tripoli, arborant des vêtements bleus.
Un responsable judiciaire avait assuré que « les jugements dans cette affaire seront rendus dans les plus brefs délais », faisant remarquer que « les présomptions de culpabilité des accusés sont bel et bien établies ».
Parmi les chefs d’accusations portés contre les 37 responsables du régime de Khadafi, figurent « le meurtre et la répression des manifestants lors de la révolution du 17 février », « la complicité dans des crimes de génocide et l’encerclement de villes et de localités » et « la mauvaise gestion des deniers publics ».