Meher Hajbi
26 Novembre 2019•Mise à jour: 26 Novembre 2019
AA / Libye
Les responsables américains se sont entretenus, lundi, avec le général à la retraite Khalifa Haftar, commandant des forces de l'est de la Libye. Une solution politique au conflit fut le centre des discussions.
Les forces de Haftar mènent, depuis avril dernier, un assaut contre Tripoli pour prendre le contrôle de la ville où siège le gouvernement d’entente nationale, reconnu par la communauté internationale. Washington, de son côté, veut faire pression sur Haftar pour mettre fin aux attaques.
Dans un communiqué rendu public, le ministère américain des Affaires étrangères a expliqué que “Haftar a discuté avec la conseillère adjointe à la sécurité nationale, Victoria Coates et l'ambassadeur des États-Unis en Libye, Richard Norland, des mesures nécessaires pour mettre fin aux actes de violence et aux combats afin de trouver une solution politique au conflit en Libye”. Le lieu de la réunion n’a pas été révélé.
"Les responsables américains ont affirmé le soutien total des Etats-Unis à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Libye et ont exprimé leur crainte que la Russie n’exploite le conflit aux dépens du peuple libyen", a rapporté le communiqué.
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a rencontré vendredi son homologue émirati, Abdullah bin Zayed. Les deux parties ont discuté de la présence russe en Libye, de la nécessité urgente de réduire l'escalade et du recours à une solution politique.
La Russie a récemment démenti les informations de presse selon lesquelles quelque 200 mercenaires seraient arrivés en Libye ces derniers mois. En effet, Moscou est soupçonnée de soutenir les forces du général à la retraite Haftar, par l'intermédiaire d'une société privée russe appelée "Wagner" et son propriétaire, un ami proche du président russe Vladimir Poutine.
Le 14 novembre, les États-Unis ont appelé, dans un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères, les forces de Haftar à mettre fin à leur assaut contre la capitale Tripoli, suite à la réunion entre des représentants du gouvernement d’entente nationale et des responsables américains.