AA / Téhéran / Ahmet Dursun
Le Président de l’Agence iranienne de l’énergie nucléaire, Ali Akbar Salehi, a expliqué que son pays ne permettra pas l'inspection de ses installations en dehors du cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, assurant que: «l'Iran a respecté le Traité et a appliqué ses protocoles complémentaires et il n’acceptera aucune inspection spéciale des installations nucléaires».
L’agence de presse iranienne officielle, IRNA, a rapporté, citant les propos de Salehi: «Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA) ont inspecté pendant longtemps en Iran, et il n’y a aucune raison que mon pays accepte la moindre modification spéciale à ce propos».
Salehi a évoqué l’accord russo-iranien signé la semaine dernière en vertu duquel la Russie est entrain de mettre en place deux nouvelles centrales nucléaires dans la ville iranienne de Būshehr, ce qui, selon le responsable iranien, représente un tournant dans les relations entre les deux pays.
«La Russie se chargera d’alimenter les centrales nucléaires par le carburant nécessaire à leur fonctionnement pendant 10 ans et elle nous aidera dans la fondation des centrales qui nous approvisionneront en combustible nucléaire. C’est un pas considérable qui va renforcer notre position dans les négociations», a poursuivi le Président de l’Agence iranienne de l’énergie nucléaire.
Il a nié les informations relayées par certains médias occidentaux concernant l’intention de l’Iran d'exporter son combustible nucléaire en Russie. Il a assuré que les portes de son pays restent ouvertes à la coopération avec les pays occidentaux concernant l’approvisionnement en combustible nucléaire.
Les pourparlers entre l’Iran et les pays du groupe «5+1» se poursuivent à Vienne, où siège l’AIEA, dans l’espoir de parvenir à un accord définitif d’ici le 24 novembre prochain.
Le Groupe des « 5+1 » regroupe les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, en l’occurrence, les Etats Unis d'Amérique, la Grande Bretagne, la France, la Chine et la Russie en plus de l’Allemagne.
Depuis 2003, les puissances occidentales émettent de sérieuses appréhensions face au programme nucléaire iranien et accusent Téhéran de vouloir produire l’arme nucléaire.