AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Au moins 25 agents de la sécurité ont été tués lundi soir, dans une attaque menée par des éléments de Boko Haram, contre un poste militaire de la ville de Buni Yadi, dans l’Etat nord-orientale de Yobe, ont indiqué des sources gouvernementale et locale.
« Quatorze soldats et onze policiers ont été tués, que la cible semblait être le poste de sécurité où ils [Boko Haram] ont pris par surprise les agents» a déclaré mardi, un habitant de la ville, nommé Idrissa Manu, à l’Agence Anadolu (AA).
«Tandis que certains des insurgés affrontaient les militaires et les policiers de la zone, d’autres [insurgés] ont incendié la résidence du chef de notre village» a ajouté l’habitant de Buni Yadi.
Buni Yadi – ville où une cinquantaine de collégiens avaient été massacrés en février 2014 –est rattachée au gouvernement local de Gujba, à Yobe, un des Etats nigérians encore déclarés sous état d’urgence.
Un responsable gouvernemental à Yobe a confirmé l’attaque.
« Ce terrible incident est survenu entre 17h et 19h, lundi» a indiqué à Anadolu, l’officiel nigérian sous couvert d’anonymat.
« Les corps des agents de sécurité tombés au combat ont été depuis transportés à la morgue de l’hôpital spécialisé de Damaturu, dans la capitale de l’Etat » a précisé le responsable, avant d’ajouter que les insurgés «n’avaient étonnamment pas attaqué les habitants vu qu’ils disaient être en mission pour vengeance»
Les opérations militaires cotre lesquelles les insurgés ont dit vouloir se venger ne sont cependant pas claires, étant donné que l’entière région du Nord-est se trouve sous état d’urgence, avec autorisation aux troupes gouvernementales de déloger tous les insurgés cachés dans tous les repaires de la zone.
Ni l’armée, ni la Police n’a souhaité émettre de commentaires dans l'immédiat sur l'attaque.
« Boko Haram » signifie « l’éducation occidentale est interdite » dans la langue locale, le haoussa.
Le groupe est apparu au début des années 2000, prêchant contre la corruption et la mauvaise administration du pays.
Il est cependant devenu violent après la mort en détention, en 2009, de son chef de l’époque.
Depuis cinq ans, cette secte a été accusée d’une multitude d’attaques – contre des lieux de cultes et des institutions gouvernementales – et de la mort de milliers de personnes.