AA/Maiduguri (Nigéria)/ Olarewaju Kola
Au moins cinq personnes ont été tuées mardi, dans un attentat à la bombe qui a frappé Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigéria.
«Nous avons reçu cinq corps sans vie et vingt blessés» a déclaré, sous couvert d’anonymat, à l’Agence Anadolu (AA), une source hospitalière.
«Nous avons envoyé des ambulances sur les lieux pour évacuer les victimes. Le bilan pourrait s’alourdir» a ajouté la source.
Un membre d’un groupe d’autodéfense civil local, Abdullahi Dauda, a affirmé que quatre cadavres avaient été récupérés sur les lieux peu après l’attentat .
«Un véhicule militaire et une ambulance qui avaient récupéré les quatre corps étaient sur le point de s’en aller, lorsqu’ils ont trouvé un cinquième cadavre» a rapporté Dauda à Anadolu.
Un habitant local, Haruna Dauda, a indiqué que l’explosion avait eu lieu vers 16:00 sur le rond-point du Cinéma Al-Kanemi, non loin de la scène d’un attentat similaire perpétré samedi.
«J’ai entendu l’explosion. J’étais dans la ville. Des soldats et des experts démineurs se sont précipités sur les lieux» a rapporté Dauda .
Cet attentat intervient seulement quatre jours après de multiples explosions dans la même ville, qui ont fait cinquante morts.
Depuis lors l’armée et les groupe d’autodéfense civile locaux ont affirmé avoir renforcé la sécurité.
L’année dernière, Boko Haram est passé d’un groupe armé d’insurgés extrémistes perpétrant des attentats à une organisation capable de prendre le contrôle de villes entières dans le nord-est du pays.
Récemment ces rebelles ayant proclamé un «califat» dans le nord-est du pays, ont commencé à multiplier les attaques dans des places publiques et des marchés très fréquentés.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Le groupe, classé «terroriste» par les Nations Unies, mène depuis cinq ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria.
Des dizaines de milliers de civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans la région du nord-est du Nigéria depuis le début de l’insurrection.