AA/Washington/ Mehmet Toroğlu
Le président américain Barack Obama a déclaré que son pays n'a pas perdu la guerre contre l’EIIL, qualifiant la prise par l'organisation de la ville irakienne de Ramadi de «recul tactique », dans une interview publiée jeudi dans le magazine « The Atlantic ».
Obama avait indiqué que Ramadi était depuis longtemps vulnérable, « parce que les forces de sécurité irakiennes présentes sur les lieux ne sont pas celles qu’ils ont formées et renforcées », confirmant qu’il n’y a « aucun doute que la chute de la ville constitue un revers tactique ».
Le président américain a affirmé que les combattants de l’EIIL sont entrés à Ramadi en nombre limité, en comparaison avec ceux entrés à Mossoul. Il a souligné que la formation et le renforcement des forces de sécurités irakiennes à el-Anbar, et dans les régions sunnites, ne s’effectue pas « suffisamment vite ».
Le président américain a considéré que « le manque d’entraînement et d’organisation de l'armée irakienne » ont contribué à la chute de Ramadi.
Obama a souligné que le fait que les combattants sunnites ne participent pas à la guerre contre l’EIIL constitue une « source de préoccupation ». Il a affirmé en ce sens : « Nous devons intensifier la formation, et les sunnites doivent jouer un rôle plus important ».
L’EIIL a totalement pris le contrôle, dimanche dernier de la ville de Ramadi, chef lieu de la province d’al-Anbar, après le retrait des forces policières et militaires irakiennes, selon un responsable du gouvernement irakien.
Cette offensive de l’organisation terroriste a été perçue comme un coup dur pour l’importante campagne militaire menée par le gouvernement irakien et la coalition internationale dirigée par les Etats Unis qui continuent, depuis l’été dernier à bombarder, ce qu’ils estiment être des positions de l’EIIL en Irak.