AA / Bagdad / Ali Jaouad
Une dirigeante du Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme (HCDH) en Iraq (ONG) a déclaré, mardi, que la résolution émise par le Conseil de Sécurité des Nations Unies portant sur les mesures dissuasives à l’encontre de tout Etat qui finance ou appuie l’EIIL, est «restée lettre morte».
Dans une déclaration à Anadolu, Boshra al-Abidi, membre du Conseil des commissaires de l’ONG, a affirmé que «les informations sécuritaires indiquent qu’un flot de terroristes de toutes les nationalités continue à se déverser en Irak et qu’ils continuent à recevoir un appui financier et des armes».
Elle a appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à enquêter sur ceux qui financent les groupes terroristes en Irak ou les parties et les Etats qui les appuient et facilitent leur accès en Irak.
Al-Abidi a expliqué: «le Conseil de Sécurité a émis une résolution qui prévoit des sanctions sévères pour les pays dont le financement ou l’appui à l’EIIL en Irak ou en Syrie ont été prouvés. Cependant jusqu’à ce jour cette résolution est restée lettre morte et aucune sanction n’a été émise par le Conseil contre aucun des pays dont les ressortissants affluent quotidiennement sur les deux pays pour rejoindre les rangs de l’EIIL», sans préciser les noms de ces pays.
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, en aout dernier, une résolution contre les "combattants étrangers" affluant vers l’Irak et la Syrie.
La résolution 2178 vise à «empêcher la libre circulation des terroristes et de groupes terroristes» par des contrôles efficaces aux frontières, en "surveillant de près la délivrance de documents d’identité et de voyage et en prenant des mesures visant à empêcher la falsification".
Elle menace de sanctionner toute partie qui appuierait ou financerait l’EIIL ou le Front al-Nosra ou aura un rapport commercial quelconque avec l'un ou l'autre des deux groupes classés "terroristes".
Les États sont appelés, par cette résolution, à modifier leur législation et à prévoir des sanctions pénales contre la participation, le soutien ou le financement des combattants terroristes étrangers.
Les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU sont juridiquement contraignantes contrairement à celles de l’Assemblée générale. Les États membres sont donc tenus de les respecter.