AA - Genève - Hamza Gedikoğlu
Les Tatars de Crimée craignent la discrimination et l'intimidation pour avoir voter à l’élection présidentielle ukrainienne, à l’issue de laquelle Petro Poroshenko a été élu président, a annoncé mercredi à Genève, l'Organisation des Nations Unies.
Les Tatars ont été menacés par les rebelles en limitant leurs droits d'expression, de réunion, de vote, d’emploi et de voyage, a déclaré le rapporteur des droits de l’homme de l’ONU, Gianni Magazzeni.
S'adressant à l'Agence Anadolu après avoir présenté un rapport sur les droits de l'homme en Ukraine, Magazzeni a déclaré: "Nous sommes préoccupés par le nombre de problèmes qui ont un impact sur les droits de l’homme en Crimée où certaines personnes ne peuvent même plus poursuivre leurs activités normales".
Selon le rapport, les Tatars qui ont traversé l’Ukraine afin de voter le 25 mai ont été soumis à des contrôles de véhicules et de passeport et craignent des représailles.
Se référant aux chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le rapporteur de l’ONU a signalé que sur les 34 000 personnes déplacées en Ukraine, au moins 10 000 sont des Tatars de Crimée.
"Nous sommes devant une situation où règne la peur, si ce n'est la terreur, pour ceux qui se trouvent là", a affirmé Magazzeni, concernant les zones contrôlées par les séparatistes autour de Donetsk et Lougansk.