Bilal Müftüoğlu
14 Novembre 2015•Mise à jour: 14 Novembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Paris est en deuil samedi après les attentats de Daech qui ont touché divers endroits dans la ville, faisant au moins 128 morts et 250 blessés, vendredi soir.
Les drapeaux ont également été mis en berne au palais de l'Elysée alors que la France est en deuil national pour trois jours, suivant la décision du président français François Hollande.
Plusieurs services publics ont été suspendus pour la journée, tout comme les magasins de grande surface et les attractions touristiques. La Tour Eiffel, un des monuments les plus visités de la capitale française, est fermée au public pour la journée de samedi.
Une minute de silence sera observée lundi à 12h ( 11 h GMT) dans toute la France ainsi qu'une minute de recueillement se tiendra dans l'ensemble des établissements publics.
La plupart des magasins sur les Champs-Elysées sont aussi fermés au public pour la journée. Le groupe Kering (Gucci, Bottega Veneta ou Saint Laurent) et le LVMH (qui contrôle Louis Vuitton, Fendi ou Céline, Sephora) ont décidé de ne pas ouvrir leurs magasins samedi alors que Galerie Lafayette, ouverte samedi matin, a été fermée dans le début de l'après-midi.
La mairie de Paris invite les habitants de la ville à rester chez eux et à éviter de se rendre aux lieux publics.
Les sept attaques qui ont eu lieu vendredi ont fait au moins 128 morts et plusieurs blessés, dont la plupart à la salle de concert Bataclan dans l'est parisien.
Les attaques sont survenues au Bataclan, à la place République, aux Halles, à Trocadéro, au Stade de France, à Belleville et dans le Xe arrondissement.
L'une des explosions près du Stade de France, où a eu lieu le match amical entre la France et l'Allemagne, aurait été perpétré par un kamikaze, selon des sources concordantes, citées par les médias français.
Sept des huits assaillants morts se sont fait exploser et les attaques ont été revendiquées par Daech.
Ces nouveaux attentats qui ont fait plus de cent morts interviennent neuf mois après les attaques du journal satirique Charlie Hebdo qui avaient fait 12 morts, en janvier dernier.