AA / Idlib (Syrie) / Ala'a Walid
Les éléments de l'opposition syrienne ont fait exploser une voiture piégée à l’hôpital de Jisr al-Choughour, (province d’Idlib) où s'étaient retranchées les forces du régime de Bachar al-Assad.
C’est ce qu’affirment les comités de coordination de l'opposition syrienne, soulignant dimanche, que «l’armée Fath» (opposition) a lancé une "opération-martyr" visant l’hôpital de Jisr al-Choughour où s’étaient retranchées des dirigeants et des membres des forces du régime.
Le réseau de Sham a indiqué, pour sa part, dans un communiqué publié dimanche matin, que «l’armée Fath» a pris d’assaut l’hôpital qu’ils avaient assiégé depuis des semaines.
Les comités de coordination ont diffusé des photos et des vidéos montrant une énorme explosion et des nuages de fumée, affirmant qu’il s’agit de l’hôpital de Jisr al-Choughour, après qu’il ait été visé par l’opération de l’opposition.
Le correspondant d’Anadolu n’a pu confirmer ces informations, ni obtenir de détails sur les pertes dans les rangs du régime, auprès d’une source indépendante, jusqu’à 6h40 GMT.
« L’armée Fath » rassemble des factions de l’opposition syrienne pour la plupart d’obédience islamique, tels le Front Nosra, et le mouvement « Ahrah el-Sham ».
Des dizaines de dirigeants et des éléments des forces de l'ordre du régime se sont barricadés à l'intérieur de l'hôpital de Jisr al-Choughour, après que l’armée Fath ait pris le contrôle de la ville, le 25 avril dernier.
Bachar al-Assad avait promis, dans un discours prononcé mercredi dernier à Damas, de briser l’encerclement de ses forces piégées dans l'hôpital de Jisr al-Choughour.
Mais au cours des derniers jours, les forces de l'opposition ont déjoué plusieurs tentatives des forces du régime de lever le siège. Avant que les comités de coordination n’annoncent dimanche cet assaut contre l’hôpital.
L'opposition syrienne cherche depuis mars 2011 à mettre fin aux 44 ans de règne de la famille Assad, et à établir un Etat démocratique marqué par l’alternance au pouvoir. Mais le régime syrien a choisi l’option militaire pour arrêter les manifestations, poussant la Syrie dans une spirale de violence. Les combats sanglants entre les forces du régime et l’opposition se poursuivent jusqu’à aujourd’hui.