Yosra Ouanes
22 Mai 2017•Mise à jour: 23 Mai 2017
AA/ Tunis
Le ministère tunisien de la Défense a mis en garde les protestataires, dans le gouvernorat de Tataouine (sud-est), contre tout affrontement avec les unités de la garde nationale et de l’Armée, en cas de tentative d’accès aux installations pétrolières, dans la région de Kamour.
Telle a été la teneur d’un communiqué diffusé par le ministère tunisien, hier dimanche.
« Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions de la loi en vigueur », a indiqué le ministère cité par l’agence de presse tunisienne officielle, « Tap ».
Le communiqué, a, en outre, mis en garde contre les dommages physiques que peuvent subir les protestataires, en cas de recours à la force, d’agression de militaires ou d’accès forcé aux installations pétrolières sous la protection de l’Armée.
Des manifestants avaient fermé, samedi, la station de pompage du pétrole dans la région de Kamour, à Tataouine, pour réclamer des emplois au sein de la compagnie pétrolière active dans la zone.
De son côté, le ministère de la Défense a affirmé avoir fait recours, jeudi, à un spécialiste pour réduire provisoirement la pression dans l’unité de pompage du pétrole, en raison de la tension qui sévissait dans la région.
Le pompage pétrolier a repris dimanche, son rythme habituel, a noté la même source.
« Les installations pétrolières dans la zone de Kamour sont actuellement sous la protection d’unités de l’armée et de la Garde nationale », a relevé le communiqué.
Selon le correspondant d’Anadolu, des unités sécuritaires tunisiennes ont bouclé la périphérie de la station de pompage, tandis que des centaines de manifestants ont défilé, la nuit dernière, appelant au retrait des forces de sécurité.
Dans le même contexte, le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, a déclaré, dimanche soir, que son gouvernement n’hésitera pas à répondre aux protestataires qui entravent la production dans les entreprises publiques vitales.
A noter que le président Beji Caid Essebsi, avait annoncé, il y a une dizaine de jours, que l'armée sera chargée d’assurer la protection des zones de production de phosphate, de pétrole et de gaz.