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11 Août 2017•Mise à jour: 11 Août 2017
AA/Irak/ Ibrahim Salah
Le gouverneur de la province irakienne de Basra (sud), Majed Nasraoui, accusé de corruption, a quitté le pays vers l’Iran, quelques heures après sa démission, a indiqué vendredi une source responsable locale.
La même source, qui a requis l’anonymat, a déclaré à Anadolu que Nasraoui a quitté l’Irak pour se rendre en Iran, via le poste frontalier « al-Chelamha », malgré le mandat d’interdiction de voyage émis à son encontre par l’autorité de l’intégrité parlementaire, jusqu’à l’achèvement de l’enquête dans les affaires de corruption dans lesquelles il est impliqué.
Le gouverneur d’al-Basra démissionnaire et son fils « Mohamed Baker » font face à des accusations de corruption relatives aux contrats signés par la province avec des sociétés qui exécutent des projets de services.
Des médias irakiens ont diffusé, vendredi, un communiqué, attribué à Nasraoui, dans lequel ce dernier assure qu’il avait quitté le pays car il n’avait pas confiance en la justice.
Il a relevé des tentatives de le piéger, et des fonctionnaires et des entrepreneurs incités à témoigner contre lui, après avoir été arrêtés et torturés.
En outre, Nasraoui a fait état de menaces à son encontre après sa démission, ce qui l’a obligé à quitter le pays.
Les autorités sécuritaires ont arrêté, dans le cadre de l’enquête, un responsable du cabinet de la province d’al-Basra, Jaafar Jamil al-Maliki en plus de 6 autres personnes.
Al-Nasraoui est un dirigeant au conseil supérieur islamique, duquel s’est dernièrement séparé son leader « Ammar al-Hakim », formant un nouveau mouvement sous le nom du « Mouvement de la sagesse », à la suite de différends internes.
L’Irak est considéré comme le pays le plus corrompu au monde, selon l’indice de l’Organisation Internationale de la Transparence.