AA / Washington / Atheer Kakan
Les Etats Unis ont exprimé, mercredi, leur aspiration à «une reprise rapide du dialogue politique au Yémen et à voir les Nations Unies fixer une date à ce dialogue».
Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil national américain de sécurité a, indiqué, dans un communiqué rendu public par la Maison Blanche, que Washington «salue la décision prise par le gouvernement du royaume de l’Arabie Saoudite et par ses partenaires de la coalition, de mettre fin à l’opération 'Tempête de fermeté' au Yémen».
Meehan a dit espérer voir une «reprise rapide et sans préalable des discussions entre toutes les parties, afin de permettre au Yémen de poursuivre la transition politique globale mentionnée dans l’initiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), le Dialogue national yéménite et les résolutions onusiennes y afférentes».
Washington a salué, également, le rôle «efficace» des Nations Unies dans la facilitation des discussions politiques, formulant l’espoir de voir l’ONU annoncer une date à la reprise des pourparlers dans un «avenir proche».
Meehan a appelé l’ensemble des parties yéménites, "tout particulièrement les Houthis et leurs alliés, à tirer profit de cette opportunité de reprise des négociations".
La haute responsable américaine a rendu hommage au roi saoudien pour son «engagement à offrir au Yémen des aides humanitaires d’urgence d'une valeur de 274 millions USD».
Meehan a fait part, également, de «l’appui ferme des Etats Unis à l’Arabie Saoudite et à ses alliés dans la coalition pour faciliter l’acheminement des aides humanitaires et médicales aux blessés et aux populations déplacées à cause des opérations armées».
L’Arabie Saoudite avait annoncé, mardi soir, la fin de l’opération «Tempête de fermeté», lancée le 26 mars dernier contre les positions houthies au Yémen, en réponse à un appel lancé par le président Abd Rabbo Mansour Hadi.
Le Dialogue politique au Yémen a été suspendu, le 21 mars écoulé, quelques jours avant le lancement des opérations militaires, et ce après le soudain départ de l’envoyé onusien Jamal Ben Amor, qui avait démissionné officiellement de son poste le 16 avril courant, après avoir supervisé, quatre ans durant la transition politique au Yémen.