AA/ Conakry/ Oumar M'böh
De nouveaux cas d'Ebola ont été enregistrés dans les préfectures de Fria et Dubréka en Basse Guinée (zone côtière), a appris, Anadolu jeudi d'une source médicale locale.
Selon le médecin chef du centre de santé de la ville de Fria, Abdoulaye Camara, "c’est un jeune qui a échappé au contrôle des agents de santé de la préfecture de Kamsar (nord-ouest) qui aurait contaminé certains habitants de Fria." Camara n'a pas précisé le nombre exact de nouveaux cas enregistrés.
Le 18 mai dernier et à l'issue d'une accalmie d'environ quatre semaines, dix nouveaux cas d'Ebola avait été signalés en Basse-Guinée.
C’est en mars 2014, que la Guinée a enregistré le premier cas d'Ebola, le bilan arrêté à la date du 15 juin 2015, est de 3.245 cas confirmés dont 2.026 décès, révèle une étude publiée par les autorités guinéennes, le 10 juillet.
L'étude indique que l'épidémie d'Ebola constitue "un choc sans précédent pour les pays touchés, frappant les forces vives et s'attaquant au tissu social et économique".
En Guinée, la prévalence de la maladie révèle que "les femmes en ont été le plus victimes, environ 53% du total, alors que près de 20% des contaminations concerne des enfants", selon ce rapport.
Ce communiqué indique, en outre, que le taux de croissance économique réelle a baissé substantiellement se situant à 1,1% en 2014, contre une prévision de 4,5%, tandis que pour 2015, la croissance projetée est nulle.
Les recettes sont en baisse tandis que les dépenses s'accroissent du fait "des exigences des prises en charge sanitaires pour la prévention et le traitement de la maladie", précise la même étude rappelant que le coût du plan d'Actions Prioritaires Post-Ebola (PAPP) est estimé à 2,577 milliards de dollars sur la période 2015-2017.
En 18 mois, Ebola aura tué au moins 11.000 personnes dans les trois pays concernés d'Afrique de l'Ouest,(Sierra Leone, Libéria et Guinée), selon l'OMS.