Ayse Bashoruz
15 Septembre 2026•Mise à jour: 15 Septembre 2026
L’Union européenne a lancé mardi 15 septembre 2026 à 03h21 CET le satellite Copernicus Sentinel-3C à bord d’un lanceur Vega C depuis le Centre spatial guyanais, selon un communiqué de l’Union européenne. Le premier contact avec la Terre a été établi à 04h33 CET, confirmant que le satellite était en bon état de fonctionnement.
Le satellite doit notamment fournir des données sur la température et le niveau des océans, les courants marins, la qualité des eaux côtières, les incendies, les sécheresses, la végétation, les vagues de chaleur et l’évolution des régions polaires.
Selon l’Union européenne, ces données, qui seront « librement accessibles aux utilisateurs publics et privés dans le monde entier », pourront notamment être utilisées pour les prévisions météorologiques, l’agriculture, la gestion de l’eau, la sécurité maritime et le suivi du climat. Elles doivent également contribuer à l’action des autorités publiques lors de catastrophes naturelles et à l’évaluation de leurs conséquences.
Sentinel-3C appartient au programme Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne. Le satellite est détenu et géré par la Commission européenne, en coopération étroite avec l’Agence spatiale européenne (ESA), EUMETSAT et l’entreprise italienne Avio, selon la source institutionnelle européenne.
L’Union européenne souligne que Sentinel-3C doit également assurer la continuité de la mission Sentinel-3. Une fois opérationnel, il fonctionnera avec les autres satellites de cette constellation afin de maintenir l’accès aux données d’observation de la Terre pour les utilisateurs.
Les observations de Sentinel-3C doivent permettre de suivre plusieurs paramètres environnementaux, notamment la température de surface des mers et des terres, le niveau des océans ainsi que l’état des glaces polaires.
Ces informations peuvent également soutenir la surveillance des incendies de forêt, des sécheresses et des épisodes de chaleur extrême. Elles sont destinées à fournir des données utilisables par les scientifiques, les administrations et les entreprises pour mieux évaluer les évolutions environnementales et leurs effets.
L’Union européenne indique qu’il doit désormais passer par plusieurs mois de mise en service et de calibration, durant lesquels ses instruments et ses systèmes seront testés.
À l’issue de cette phase, Sentinel-3C doit commencer à transmettre des observations de haute qualité aux utilisateurs du monde entier.