Ayvaz Colakoglu
09 Octobre 2026•Mise à jour: 09 Octobre 2026
Ankara (AA)
Les procureurs ont requis jeudi des peines de quatre à douze ans de prison contre six des sept professionnels de santé jugés pour la mort de Diego Maradona, survenue le 25 novembre 2020.
Le procès, ouvert en avril 2026 devant le Tribunal oral de San Isidro, examine les conditions de la convalescence à domicile de la légende du football argentin. Deux semaines après une opération pour un hématome sous-dural, Maradona, alors âgé de 60 ans, est mort d’un œdème pulmonaire aigu et d’un arrêt cardiorespiratoire dans une maison louée à Tigre, au nord de Buenos Aires.
Le procureur Patricio Ferrari a distingué deux groupes d’accusés. Pour homicide simple avec des négligences commises en sachant qu’elles pouvaient entraîner la mort, il a demandé douze ans de prison et dix ans d’interdiction d’exercer contre le neurochirurgien Leopoldo Luque, médecin de confiance de Maradona ; dix ans contre Nancy Forlini, coordinatrice des soins de l’entreprise privée Swiss Medical ; et huit ans contre la psychiatre Agustina Cosachov.
Pour les trois autres, poursuivis pour homicide involontaire, les réquisitions s’établissent à cinq ans pour le psychologue Carlos Díaz et quatre ans chacun pour le coordinateur Mariano Perroni et l’infirmier Ricardo Almirón. Le septième accusé, le médecin clinicien Pedro Di Spagna, qui n’avait vu Maradona qu’une seule fois, a fait l’objet d’une demande d’acquittement.
L’accusation a dénoncé une « organisation chaotique » et une « situation d’abandon ».
Selon les procureurs, les soignants ont formé « un groupe d’improvisateurs » qui ont oublié qu’ils avaient affaire à un patient vulnérable et complexe, le laissant livré à son sort. Ils pointent notamment l’absence d’équipements de base et le choix d’une hospitalisation à domicile jugée inadaptée.
La défense, de son côté, affirme que le décès n’était pas prévisible et que chacun a accompli son travail. Après près de 45 audiences et plus de cent témoignages, le procès entre dans sa phase finale. Les plaidoiries de la défense doivent encore avoir lieu avant que le tribunal ne rende son verdict.