Gültekin Yetgin,Tuncay Çakmak
14 Décembre 2017•Mise à jour: 15 Décembre 2017
AA / Giresun (Turquie)
Dans le cadre du projet mis en œuvre pour "la transmission, à nos jours, des jeux anciens", quinze jeux ont été déterminés dans les villes d'Ordu, Giresun et Trabzon (Nord de la Mer Noire, Turquie) puis montrés aux enfants.
Le projet "Production des jouets traditionnels" est mis en œuvre par l'Association de développement de l'Ecologie de la Mer Noire en coopération avec les mairies de Trabzon, Gorele, et Altinordu (Nord, Turquie).
Environ, trente jouets essentiellement faits-mains à base de bois ont été découverts. Ces anciens jouets ont été délaissés au fil du temps, en faveur des tablettes et des ordinateurs, souligne Adanir, président de l'association de Développement de l'écologie de la Mer Noire.
Il explique que les enfants d'aujourd'hui jouent dans "les endroits bondés tels que les parcs et les centres commerciaux", mais qu'ils sont en réalité "seuls", tandis que les enfants, autrefois, "jouaient dans les rues ce qui permettait de développer le vivre ensemble".
"Nous avons découvert environ trente jouets traditionnels, mais quinze d'entre-eux sont des jeux connus. Nous les avons choisis avec des éducateurs, puis, nous avons entamé leur production", confie Adanir.
"Il y a, par exemple, le jeu 'Miras' qui consiste à renverser des boutons avec une balle formée à base de la plante de buis", explique t-il.
Il précise que le projet a également pour but de développer l'utilisation de jouets écologiques.
"Les jouets écologiques ne sont pas les mêmes partout, tandis que les jeux de la rue sont identiques un peu partout dans le monde. Ils ont été transmis à travers les déplacement des populations. Bien sûr, les appellations changent en fonction du matériel utilisé et des pays. C'est pourquoi nous nous sommes concentrés sur les jeux bio. Nous avons souhaité que les enfants touchent au bois et à la pierre".
Tolga Erener, maire de la province de Gorele, district de Giresun (Nord Turquie), insiste sur l'objectif de transmettre aux nouvelles générations les jeux d'autrefois.
Il explique que des enquêtes ont été réalisées, en amont du projet, auprès des enfants, afin de déterminer les jeux auxquels ils s'intéressent. "Malheureusement, aucun des anciens jeux n'existe actuellement. Certains enfants préfèrent les jeux virtuels, tandis que d'autres sont sur les réseaux sociaux. Cela tend à diminuer leurs sociabilité", souligne-t-il.
Melike Ergen, enfant participant au projet, partage sa joie de découvrir les jeux des anciennes générations qu'elle qualifie de «chanceuses», car capables de créer leurs propres jouets.
"Nous sommes heureux d'avoir construits nos propres poupées, avions et autres jouets", conclut-elle.