Gökhan Çeliker,Can Efesoy
14 Décembre 2024•Mise à jour: 15 Décembre 2024
AA/Ankara
« Les jours à venir ne seront peut-être pas faciles, mais en tant que Türkiye, nous continuerons à marcher aux côtés du peuple syrien », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
Fidan s’est exprimé samedi à l’occasion de la réunion sur la Syrie organisée à Aqaba, en Jordanie.
Il a remercié la Jordanie pour avoir accueilli la réunion et indiqué que la région traverse une fois de plus des jours historiques, ajoutant que le peuple syrien mérite de vivre dans la sécurité, la liberté et la prospérité.
Le chef de la diplomatie turque, a insisté sur « l’extrême l’importance » de la stabilité de la Syrie pour la région et le monde entier.
« Nous avons tous besoin d'un processus de transition ordonné, inclusif et dirigé par les Syriens », a-t-il insisté.
Fidan a notamment marqué l'importance de protéger les institutions de l'État et de réformer lorsque cela s'avère nécessaire tout en soulignant le fait que les minorités qui composent la « richesse » de la société syrienne doivent être respectés et protégées.
« Unité, réconciliation mutuelle, prudence et attention », a listé Fidan qui a également rappelé l’importance pour la Türkiye de la préservation de l’intégrité territoriale de la Syrie. Ce dernier a, en outre, appelé la communauté internationale à fournir un soutien politique et une aide humanitaire à la Syrie.
« Nous ne devons pas permettre au terrorisme de tirer parti de cette période de transition de quelque manière que ce soit », a-t-il martelé, exhortant sur l’importance de coordonner les efforts tout en tirant des leçons des erreurs passées, pour ne pas qu’un faux pas entraîne des migrations irrégulières.
« Les jours à venir ne seront peut-être pas faciles, mais en tant que Türkiye, nous continuerons à marcher aux côtés du peuple syrien », a-t-il dit avant de fustiger les attaques israéliennes contre la Syrie, qui « doivent cesser immédiatement ».
Fidan a, par ailleurs, insisté sur le fait que la Türkiye est un pays qui respecte les droits des Kurdes syriens.
Soulignant que la Türkiye est confrontée à des menaces terroristes au-delà de ses frontières, il a poursuivi :
« Nous sommes menacés depuis l'Irak et la Syrie. Au cours des dix dernières années, le PKK a tenté de tirer parti du chaos qui règne en Syrie. Il tente de se restructurer au sein de l'organisation des FDS. Nous continuons à lutter contre le terrorisme du PKK en le chassant de là où qu'il se trouve ».
Déclarant vouloir séparer les Kurdes de Syrie de l'organisation terroriste PKK, Fidan a souligné qu'il soutenait les représentants légitimes des Kurdes syriens pour défendre les droits des Kurdes syriens à Damas.