Esra Tekin
30 Juillet 2026•Mise à jour: 30 Juillet 2026
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accueilli jeudi son homologue libanais Joseph Aoun lors d'une cérémonie officielle organisée au complexe présidentiel à Ankara.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, le conseiller principal à la présidence, Akif Cagatay Kilic, ainsi que plusieurs autres responsables ont pris part à la cérémonie.
Avant cet accueil officiel, Joseph Aoun s'est rendu au mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Türkiye, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Le président libanais y a déposé une gerbe et observé une minute de silence.
« Je me tiens ici pour rendre hommage à un homme qui a incarné la détermination d'une nation à reconstruire son État et qui a transformé les terres reconquises au prix de sacrifices en une république fondée sur le droit et les institutions », a-t-il écrit dans le livre d'or du mausolée.
Il a ajouté que la détermination d'Atatürk demeure une source d'inspiration pour tous les peuples aspirant à bâtir un État.
« Le peuple libanais, ami du peuple turc, voit également dans cette expérience un modèle à suivre pour construire un État fondé sur l'État de droit, les institutions, la justice et l'égalité », a-t-il poursuivi.
Mercredi, dans un entretien accordé à Anadolu avant sa première visite officielle en Türkiye depuis son entrée en fonction en janvier 2025, Joseph Aoun avait déclaré que le Liban comptait sur la Türkiye pour contribuer à sa relance économique, soutenir la mise en œuvre de l'accord-cadre négocié sous médiation américaine et renforcer la stabilité dans le sud du Liban.
Il avait estimé que les relations entre Beyrouth et Ankara avaient « le potentiel d'atteindre un niveau de coopération plus avancé ».
« La Türkiye occupe une position centrale dans le contexte régional actuel, et la coordination avec elle constitue une nécessité stratégique, et non un choix temporaire », avait-il affirmé.
Le Liban et Israël ont signé, le 26 juin, un accord-cadre parrainé par les États-Unis. Celui-ci prévoit un retrait progressif d'Israël de l'ensemble des territoires libanais occupés, en contrepartie du déploiement de l'armée libanaise dans ces zones et du désarmement des groupes armés, dont le Hezbollah.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore