AA – Washington – Naz Altinsoy
Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a affirmé mardi que la Turquie, comme les autres pays de la région, est consciente de la menace présentée par l’organisation terroriste "État islamique" (EI), ajoutant qu’Ankara et Washington partagent les mêmes intérêts concernant la lutte contre l’"EI".
"(Les Turcs) Coopèrent et continueront de coopérer avec nous", a-t-il lancé. "Il convient de préciser que la Turquie est un membre de l’OTAN et qu’il y a une base militaire de l’OTAN sur leur territoire", a ajouté le secrétaire à la Défense.
Hagel a cependant rappelé que les 49 diplomates turcs détenus par l’"EI", sont la priorité d’Ankara.
La porte-parole du département d’État, Marie Harf, a indiqué de son côté que l’"EI" menace la sécurité de la Turquie.
Interrogé par un journaliste sur les accusations portant sur le financement de l’"EI" par la Turquie, alors que le Forum global de lutte contre le terrorisme se tiendra la semaine prochaine avec la co-présidence d’Ankara et de Wasginton, Harf a précisé qu’il n’y a aucune preuve démontrant le financement de l’EIIL par un pays.
"La Turquie joue un rôle clef dans la région, a-t-elle expliqué. L’"EI" menace la sécurité de la Turquie, et pour être honnête, comparée aux autres pays de la région, la Turquie ressent beaucoup plus les répercussions des actes terroristes".
La porte-parole a fait remarquer également que la Turquie prend de plus en plus de précautions pour empêcher que des combattants rejoignent l'EIIL à travers le territoire turc.
Interrogée sur la question de la "pleine participation" de la Turquie à la coalition contre l’"EI", Harf a souligné que chaque pays choisit lui même sa manière d'y participer, précisant que l’option militaire n’est pas obligatoire.