AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le vice-Premier ministre turc, Bülent Arinc, s'est réjouit du retour du président Abdullah Gül au Parti pour la Justice et le Développement (AKP), à la fin de son mandat.
Interviewé mardi sur la chaîne de télévision turque A Haber, Bülent Arinc a commenté l'élection présidentielle tenue dimanche.
Le vice-Premier ministre a souhaité qu'Abdullah Gül poursuive sa carrière politique au service du peuple turc. "Nous l'avons invité au parti où il est toujours le bienvenu", a déclaré Arinc, soulignant que la tenue du prochain congrès de l'AKP se tiendra avant la date prévue parce que le mandat (de Gül) se termine le 28 août et que la continuité doit être assurée en politique.
Le vice-Premier ministre a expliqué que même si Abdullah Gül est désigné chef du parti au prochain congrès qui se tiendra le 27 août, il ne pourra pas devenir Premier ministre, car il n'est pas élu député.
Bülent Arinc a rappelé que pourtant, les dirigeants de l'AKP estiment que le chef du parti doit aussi être le chef du gouvernement.
"Il est possible qu'Abdullah Gül assumera de grandes responsabilités au sein de l'AKP à partir de 2015, a-t-il poursuivi. Quand il arrivera, on le chargera sans doute d'une mission qu'il mérite et qui lui convient."
"La politique exige qu'il y ait un autre candidat à la tête du parti, a souligné le vice-Premier ministre. Selon les règlements, vingt de nos députés doivent le désigner. (...) Ainsi, le chef du parti qui sera connu lors du congrès du 27 août. Notre président le chargera ensuite de la mise en place du nouveau gouvernement."
Bülent Arinc estime que le nouveau chef du parti et du gouvernement sera de la même stature que Recep Tayyip Erdogan qui "dispose d'un charisme naturel, d'une capacité à mobiliser les masses et d'une énergie politique très forte, toujours au service des intérêts de son peuple."
Le vice-Premier ministre a aussi critiqué le taux de participation à l'élection présidentielle des citoyens à l'étranger. "Les citoyens dans les pays étrangers m'ont surpris, c'est la première fois qu'ils ont eu le droit de voter au suffrage universel direct, et ne l'ont pas fait, s'est-il étonné. Je me demande pourquoi nous leur avons donné ce moyen. Seulement entre 400 et 500 mille parmi un nombre d'électeurs estimé entre 2,5 et 3 millions sont allés aux urnes. C'est très peu. Pourtant, nous avons offert beaucoup de moyens, juste pour qu'ils puissent voter. Ils ont même dit, 'le droit au vote ne suffit pas, donnez-nous la permission d'être élus députés. Je suis désolé mais avec ce taux de participation, c'est non."