AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
La Turquie a besoin d'une nouvelle série des réformes infrastructurelles afin de développer sa compétitivité, a affirmé, mercredi, le directeur de la Banque mondiale en Turquie Martin Raiser.
''La Turquie a enregistré de multiples succès dans plusieurs domaines au cours de dix dernières années mais cela doit être appuyé par de nouvelles réformes'', a indiqué Raiser à l'occasion de l'inauguration de deux ateliers de la Banque mondiale à Ankara, portant sur la ''stimulation de la compétitivité'' et le ''climat régional d'investissement''.
Raiser a souligné que la convergence régionale revêt une importance vitale pour la Turquie et l'Union européenne (UE).
''Les chiffres sur la productivité, le revenu par habitant et la convergence régionale prouvent le succès turc. Quelqu'un qui vient en Turquie pourrait être étonné du niveau de développement d'Ankara et d'Istanbul. Certains m'ont dit que la situation diffère lorsqu'on se rend dans d'autres villes, pourtant j'ai visité Erzurum, Kayseri, Mardin et Gaziantep. Franchement, là aussi, j'ai vu des investissements infrastructurels'', a-t-il noté.
Anthony O'Sullivan, chef de la Division du développement du secteur privé au sein de l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], a noté, de son côté, que ''l'inégalité devient le problème principal pour le développement de la compétitivité''.
La Turquie joue un rôle actif au sein de l'OCDE et ses expériences comptent pour d'autres pays, a-t-il ajouté.
''La Turquie est le seul pays qui a enregistré un taux de croissance de 5% au cours de 10 dernières années", a mis en relief O'Sullivan. "Cela montre que la Turquie garde une longueur d'avance en ce qui concerne les stratégies macroéconomiques et fiscales.'', a-t-il précisé.
O'Sullivan a par ailleurs évoqué la baisse du taux de chômage, estimée à 8,2% en 2014 contre 10,2 en 2006, comme ''le résultat d'un marché de travail actif''.