Ayşe Sarıoğlu,Bayram Altuğ
14 Janvier 2016•Mise à jour: 14 Janvier 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires Etrangères, Mevlut Cavusoglu, a affirmé que l’Union européenne (UE) a besoin de la Turquie, comme c’était le cas dans le passé et comme ça sera le cas dans le futur.
Cavusoglu est intervenu sur la question des relations entre la Turquie et l’UE, jeudi, lors de la Huitième conférence des Ambassadeurs à Ankara.
Le ministre a d’abord présenté ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des attentats terroristes d’Istanbul (mardi – 11 morts) et de Diyarbakir (jeudi – 6 morts).
Après Mevlut Cavusoglu, c’est Volkan Bozkir, ministre de l’Union européenne qui a pris la parole., indiquant que dans les prochains mois, 13 nouveaux chapitres de négociations pourraient être ouverts.
«Même si les négociations entre les deux parties de Chypre n’aboutissent pas avant juin, l’UE a promis que ces nouveaux chapitres pourraient être ouverts, malgré un éventuel veto de la partie grecque», a-t-il expliqué.
Pour Bozkir, il est donc de la responsabilité de l’UE d’ouvrir les nouveaux chapitres.
«Au moins 5 chapitres doivent rapidement être ouverts, et la Turquie est prête dans deux mois à ouvrir chacun des chapitres restants», a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Bozkir a critiqué l’approche des pays européens vis-à-vis des réfugiés syriens.
«Depuis quatre ans, nous les prévenons sur le risque que les réfugiés se dirigent un jour vers l’Europe, mais ils ne nous ont pas écouté. Notre pays aussi a une capacité limitée à accueillir des migrants.»
Le ministre turc de l’UE a également appelé tous les pays européens à ne faire aucune distinction entre les différentes organisations terroristes et à afficher une réelle solidarité et coopération dans la lutte contre le terrorisme.