Eda Özdener,Tuncay Çakmak
02 Octobre 2019•Mise à jour: 02 Octobre 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
"La Turquie a préféré adopter une posture de principe pour la quête de justice alors que d'autres ont fui pour ne pas nuire à leurs intérêts", a annoncé mercredi le porte-parole du parti au pouvoir en Turquie, le parti Justice et Développement (AK Parti).
Omer Celik a tenu, mercredi soir, une conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité Central Exécutif de l'AK Parti.
Il est d'abord revenu sur la mort du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, à l'occasion du 1er anniversaire de son assassinat au consulat général d'Arabie Saoudite à Istanbul.
Omer Celik a souligné la posture noble de la Turquie sur ce sujet, alors que de nombreux pays occidentaux, se sont défilés.
"La Turquie a préféré adopter une posture de principe pour la quête de justice alors que d'autres ont fui pour ne pas nuire à leurs intérêts", a-t-il fait remarquer.
Mais Omer Celik a voulu insister sur le fait que cette terrible affaire n'est pas un sujet d'opposition entre la Turquie et l'Arabie Saoudite.
"Certaines personnes tentent de faire de ce conflit un problème bilatéral entre l'Arabie saoudite et la Turquie. Ce n'est certainement pas le cas, le Roi et bien sûr le peuple de l'Arabie Saoudite sont hors du débat ", a-t-il assuré.
Le porte-parole de l'AK Parti s'est ensuite exprimé sur le projet de création d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, pour faire disparaitre la menace terroriste mais aussi pour permettre un retour volontaire des réfugiés syriens dans leur pays.
Celik a, sur ce sujet, condamné certains discours de responsables européens quant à la motivation de la Turquie.
"Certains milieux de l'Union Européenne tentent de faire croire que la Turquie cherche à modifier le tissu démographique de la région. C'est totalement mensonger", a-t-il dénoncé.
Et de poursuivre: "Certains responsables de l'UE parlent d'une aide financière additionnelle à la Turquie, c'est une politique de corruption", a-t-il commenté, insistant sur le fait que l'objectif de la Turquie est de rendre à nouveau applicable l'accord signé en 2016 par la Turquie et l'UE sur l'accueil des migrants.