AA - Ankara - Nur Gülsoy
Certains s'emploient à remodeler la région sous tels ou tels prétextes, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan qui s'exprimait lors d'un dîner d'iftar à Ankara, jeudi.
"Nous n'avons pas de puits de pétrole, de mines d'or ou de réserves de gaz, mais nous avons de la conscience, a-t-il déclaré. Nous avons accueilli deux millions de Syriens. Plus de 20 000 personnes se sont réfugiés en Turquie à cause des derniers événements de Tall Abyadh. Il s'agit d'une sorte d'ingénierie politique mondiale. Certains s'emploient à remodeler la région en invoquant tels ou tels prétextes."
Akdogan a indiqué que la Turquie aborde ces questions dans une perspective humanitaire d'abord, et non pas politique.
"La Turquie ne fait pas de calcul politique, ne demande pas aux personnes opprimées leur identité, a-t-il affirmé. Nous les accueillons tous. C'est un devoir d'humanité. Et nous contestons l'oppresseur quelle que soit son identité."
Selon Akdogan, la Turquie évalue les événements survenus à sa frontière, sous un aspect de sécurité nationale aussi.
"Nous tenons compte de notre intérêt national aussi, a-t-il dit. Si certains poursuivent des scénarios à l'extérieur, la Turquie doit bien analyser cette situation. La Turquie est stable et il faut maintenir cette stabilité. C'est un havre de paix et de sécurité pour les peuples opprimés."
- Condamnation à mort de Morsi
Pour Akdogan, il est ignoble de juger prétendument un président élu et de le condamner à mort.
Akdogan a aussi critiqué ceux qui se taisent face à ces condamnations, alors qu'ils se réclament des valeurs démocratiques et des droits de l'Homme.
Un tribunal égyptien avait condamné mardi dernier l'ancien président Morsi, à la peine de mort dans l’affaire de "l'invasion des prisons" et à la perpétuité dans une affaire d' "espionnage".