AA - Ankara - Tuncay Çakmak
«Comment peut-on m’accuser d’être un dictateur dans un pays qui comporte plus de 90 partis politiques, dont 20 se présentent aux élections législatives ? Comment un dictateur pourrait accepter d’être insulté quotidiennement dans les journaux ? Mon combat demeure celui de la démocratie», a déclaré, vendredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan à l’occasion de l’inauguration de différents sites à Golbasi (banlieue d’Ankara).
Erdogan a, par ailleurs, réagi reproches formulés par l’opposition au sujet de ses déplacements et inaugurations à travers le pays.
"J’ai été Premier ministre pendant douze années, il n’est rien de plus normal que je souhaite, en tant que premier président élu au suffrage universel, rencontrer mes citoyens qui m’ont élu afin de partager le bilan de nos actions à l’aube de cette élection législative très importante pour l’avenir de notre pays”, a-t-il souligné.
“Notre pays a pu se développer et se réformer grâce à la stabilité politique que vous avez défendu en faisant confiance à notre formation politique. Vous n’avez pas oublié les désastres des périodes pendant lesquelles des coalitions gouvernaient le pays. C’est pourquoi je vous invite tous à voter massivement dimanche pour garantir la stabilité”, a encore lancé le président turc.
Recep Tayyip Erdogan a lancé, aussi, un appel solennel aux citoyens kurdes afin de les sensibiliser contre les motivations de ceux qui prétendent les défendre.
“Nous, nous vous aimons sincèrement, eux veulent se servir de vous. Ne les laissez pas vous tromper avec leurs belles paroles, n’oubliez pas la mort tragique de 50 de nos concitoyens kurdes lors des évènements d’octobre 2014 à la suite des apples à la violence qu’ils ont lancés”, a ajouté Erdogan.
Le président turc a insisté sur le besoin du pays à bâtir la “nouvelle Turquie” et mis l'accent sur l'importance que revêt le scrutin du dimanche dans ce sens.
"Le pays ne veut plus revivre les périodes où les chanteurs tels que Asik Veysel ou Ahmet Kaya étaient interdits de séjour", a-t-il relevé, rappelant que lui-même avait été emprisonné pour avoir lu un poème.