İlkay Güder,Tuncay Çakmak
10 Avril 2018•Mise à jour: 11 Avril 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a appelé la communauté internationale, en particulier les pays musulmans riches en pétrole, à faire preuve de plus de solidarité avec les pays les plus pauvres et les populations du monde dans le besoin.
Le Chef de l’Etat turc s’exprimait, mardi, lors d’une rencontre avec les représentants régionaux de l’Agence Turque de Coordination et de Coopération (TIKA) qui travaillent à travers le monde.
Erdogan a d’abord indiqué qu’aujourd’hui, la TIKA compte des bureaux de coordination dans 58 pays différents sur les cinq continents.

"Dans la continuité de nos ancêtres (ottomans), nous avons donné à nos structures telles que la TIKA, la mission de venir en aide à tous les
nécessiteux et abandonnés de la planète, a-t-il déclaré, rappelant qu’en 15 ans, la Turquie est devenue l’un des principaux pays donneurs dans le monde. En 2016, avec 6 milliards de dollars d’aide au développement humain, la Turquie s’est placée en 2ème position, juste derrière les Etats-Unis. En terme de PIB, nous sommes le pays le plus généreux du monde. En 2018, le montant de nos aides devrait avoisiner 8,14 milliards de dollars."
Après avoir cité plusieurs exemples des aides offertes par la Turquie à travers le monde, le Président turc s’est attardé sur le rôle de la communauté internationale en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté.
"Si les pays musulmans, en particulier ceux qui sont riches en pétrole, versaient leurs "zakât" (aumône) aux pays pauvres, il ne resterait plus de nécessiteux dans le monde", a-t-il dans un premier temps estimé.
Mais Erdogan n’a pas seulement regretté le manque de solidarité des pays musulmans, il a également interpellé les pays les plus riches et les plus développés.

"Si les pays qui sont bien plus riches que la Turquie le voulaient réellement, ils pourraient faire disparaître la faim et la pauvreté sur Terre", a-t-il ajouté.
Erdogan a donné l’exemple du gâchis alimentaire, affirmant que tous ces aliments non-consommés seraient suffisant pour nourrir les plus pauvres.
"Je peux donner un autre exemple : si les Occidentaux avaient utilisé tout l’argent dépensé pour créer le chaos en Syrie, en Irak ou en Libye, pour nourrir les populations affamées, le reste du monde se porterait mieux", a-t-il dénoncé.
"Nous sommes de notre côté déterminés à permettre la reconstruction et le développement de la Syrie et à nous présenter face aux groupes et puissances qui se sont littéralement promis de tout détruire en Syrie", a-t-il poursuivi.
Le Chef de l’Etat a ainsi rappelé la solidarité de la Turquie qui accueille depuis plusieurs années plus de 3,5 millions de Syriens qui ont fui la guerre.