Islam Doğru
30 Septembre 2021•Mise à jour: 30 Septembre 2021
AA / Ankara
"La Turquie peut renforcer ses capacités de défense comme elle le souhaite", a déclaré le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, au New York Times dans un article publié mercredi.
S'adressant aux rédacteurs en chef du journal américain au "Turkevi Center" (Maison de la Turquie) à New York la semaine dernière, Erdogan a réitéré qu'Ankara n'a pas sapé l'OTAN ou l'alliance occidentale en achetant le système de missiles S-400 à la Russie.
Le président a déclaré qu'Ankara "n'aurait pas acheté des S-400" si Washington avait vendu des missiles de défense Patriot à la Turquie, ajoutant que la Turquie est libre de choisir ses fournisseurs d'armes: "nous achetons nos propres armes".
Lorsqu'on lui a demandé si l'achat par Ankara des missiles russes valait la friction avec les États-Unis, Erdogan a répondu : "Je pense que cela en valait la peine."
"Nous pouvons renforcer notre défense à notre guise", a-t-il déclaré.
En avril 2017, lorsque ses efforts prolongés pour acheter un système de défense aérienne aux États-Unis se sont avérés vains, la Turquie a signé un contrat avec la Russie pour acquérir le système de pointe S-400.
Les responsables américains se sont opposés à cette décision, affirmant que les S-400 seraient incompatibles avec les systèmes de l'OTAN et exposeraient les jets F-35 à un éventuel subterfuge russe.
En 2019, Washington a annoncé qu'il retirait la Turquie du programme d'avions de combat furtifs F-35 suite à l'achat par Ankara du système S-400.
La Turquie a toutefois souligné que les S-400 ne seraient pas intégrés dans les systèmes de l'OTAN et ne constitueraient aucune menace pour l'alliance ou ses armements.
Ankara a également proposé à plusieurs reprises la création d'une commission pour clarifier la question.
* Traduit du turc par Tuncay Çakmak