Adham Kako,Tuncay Çakmak
15 Janvier 2019•Mise à jour: 15 Janvier 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Réseau Syrien des Droits de l’Homme (SNHR) a fait savoir que plus de 6 mille civils ont été tuées en 2018 en Syrie.
Le SNHR a publié, mardi, un rapport relatif aux violences, aux massacres et aux tortures qui ont été recensées l’an passé dans ce pays rongé par plus de sept années de guerre interne.

Ledit rapport fait état de 6 964 victimes en 2018, dont 1 436 enfants et 923 femmes.
Selon les données annoncées par le SNHR, les attaques du régime de Bachar al-Assad ont causé en 2018, la mort de 4 162 civils, dont 7513 enfants et 562 femmes.
Les attaques de l'allié russe de Damas auraient été responsables de la perte de 467 civils, dont 169 enfants et 51 femmes.
La Coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, serait derrière la mort de 417 civils (175 enfants et 90 femmes).
Toujours selon ce rapport, l’organisation terroriste PYD/PKK serait à l’origine de la mort de 285 civils, dont 29 enfants et 26 femmes.
L’autre organisation terroriste, Daech, aurait causé la mort de 446 civils. Parmi ces victimes, 82 enfants et 41 femmes.
Par ailleurs, les affrontements entre les groupes armés d’opposition et le régime de Damas auraient été à l’origine de la mort de 211 civils, dont 47 enfants et 30 femmes.
De plus, 1 107 civils (247 enfants et 145 femmes) auraient perdu la vie lors d’attaques de groupes inconnus.
Par ailleurs, le SNHR affirme que 7 706 personnes ont été emprisonnées de manière aléatoire en Syrie en 2018.
Le régime aurait ainsi emprisonné 504 enfants et 699 femmes, pour un total de 5 607 prisonniers.
Le reste des 7 706 autres prisonniers étant à mettre sur le compte du YPG/PKK (965), de Daech (338) et des autres groupes armés (796).
Le SNHR indique également que 53 membres des équipes de soins ont été tués l'an passé: 33 tués par le régime de Damas, 5 par la Russie, 4 par la Coalition, 2 par Daech, 1 par le YPG/PKK et 8 par les autres groupes.
Le bilan sanglant de 2018 compte également 24 journalistes, dont 13 tués par les troupes de Bachar al-Assad, et 2 par la Russie, 1 par Daech, 1 par le YPG/PKK et 4 par les autres groupes, et 3 par des inconnus.
Le régime de Damas est aussi responsable du déplacement forcé de 670 000 personnes, affirme le rapport.
Enfin, le SNHR fait la lumière sur la collaboration régime/Daech, affirmant qu'à certains endroits, le régime a laissé passer sans intervenir les combattants de Daech pour qu'ils se rendent aux zones contrôlées par les groupes armés opposés à Damas.