AA - Adiyaman - Nur Gülsoy
Le problème n'est pas Kobani, mais de déclencher un soulèvement, a estimé le vice-Premier ministre, Bülent Arinc.
Le vice-Premier ministre a commenté, lors de sa visite mercredi au préfet d'Adiyaman (sud), Mahmut Demirtas, les récentes manifestations qui ont fait des morts dans plusieurs provinces en Turquie.
"Le problème n'est pas Kobani, mais de déclencher le soulèvement auquel ils aspirent, a affirmé Bülent Arinc. Ils ne l'ont pas réussi depuis des années et ne le réussiront pas."
Bülent Arinc a critiqué les propos de Selahattin Demirtas, co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), qui avaient estimé qu' "'il ne faut pas intervenir dans les manifestations." A la suite des décès enregistés au cours de ces mouvements de protestation, Demirtas avait déclaré avoir eu un "choc émotionnel", pour expliquer les événements survenus.
"Plusieurs Turkmènes, sunnites et chiites sont morts dans cette région, a dit Arinc qui s'est intérrogé pourquoi cela n'a pas provoqué un choc émotionnel, mais qu'il y en a eu maintenant pour Kobani? Des milliers de gens sont morts à Gaza. Ils n'ont pas eu de choc émotionnel pour autant ni à Alep, ni à Mossoul d'ailleurs."
"Il n'y a plus de civils à Kobani, ils ont tous fui en Turquie, a-t-il poursuivi. On estime qu'un groupe de 1 000 personnes lutte là-bas. Il y a aussi des individus qui veulent se réfugier en Turquie pour fuir les membres armés du Parti de l'Union démocratique (PYD). (...) Comme ils le disent depuis le Mont Kandil, 'Nous savons combattre dans la montagne, nous n'irons pas à Kobani'. C'est facile de combattre la police, le soldat, l'enseignant, le juge... C'est facile de kidnapper mais ils n'y vont pas combattre à Kobani."
Bülent Arinc a rappelé que la Turquie accueille 200 000 personnes venant de Kobani, soulignant qu'il n'y a aucune excuse pour semer le trouble en Turquie.