AA / Istanbul / Andaç Hongur, Çiğdem Pala
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné, au sujet des combats des Dardanelles, qu’ils ont été parmi « les batailles les plus sanglantes de l’Histoire de l’Humanité, raison pour laquelle nous devons tirer les enseignements et les conclusions de manière qui nous permet d’explorer le présent et l’avenir et je suis confiant de notre capacité en la matière ».
Erdogan s’exprimait, jeudi, au cours du Sommet de la Paix, tenu au palais des Congrès de la ville d’Istanbul, organisé dans le cadre de la commémoration du Centenaire des batailles des Dardanelles, en présence de plusieurs hauts responsables, parmi les chefs d’Etat et les chefs de gouvernement, de plusieurs pays au monde.
« L’Union européenne nous conseille d’ouvrir nos archives pour faire la lumière sur les événements de 1915. Durant les 12 ans où j’étais premier ministre et depuis une année que j’occupe la fonction de président du pays, je n’ai eu de cesse de dire que nous sommes tout à fait prêts à ouvrir nos archives », a fait observer Recep Tayyip Erdogan.
«J’ai souvent répété que nous disposons d’environ un million de documents et données concernant ce sujet, et que si l’Arménie ou un autre pays en ont d’autres qu’ils les montrent afin qu’ils soient examinés. Nous sommes également prêts à ouvrir nos archives militaires», a-t-il relevé. .
«Nous sommes tristes pour les victimes des Arméniens lors de la Première Guerre mondiale, au même degré que notre grande tristesse quant au sort de quatre millions de Musulmans qui avaient péri lors de leur exode des Balkans, du Caucase et des régions voisines vers la région de l'Anatolie», a tenu à rappeler le chef d’Etat turc.
Le président turc s’est, par ailleurs, interrogé : «Les victimes noyées en Méditerranée et dans la Mer Egée ne seraient-elles pas concernées par les droits de l’Homme? Pourquoi ne déployons-nous pas les efforts nécessaires pour les sauver ?».
Evoquant la Cause palestinienne, Erdogan a souligné que «La tension palestino-israélienne constitue toujours le principal obstacle à la réalisation d’une paix et d’une stabilité durables au Moyen-Orient ».
« Nous continuerons à soutenir la cause palestinienne jusqu’à la fin de l'occupation israélienne des territoires palestiniens. La résolution de cette question ne serait possible qu’avec l'établissement d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale », a-t-il précisé.
Sur un autre plan, Erdogan a ajouté que «Nous avons œuvré avec les autres afin que règnent la stabilité, la paix et le bien-être dans le monde».
«Ce n’est plus un choix mais une nécessité impérative. Des grandes responsabilités incombent aux organisations internationales et non pas seulement aux Etats. C’est pourquoi nous critiquons constamment la structure et le mode de fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU, car le monde est plus grand que cinq Etats [membres permanents du CS]», a-t-il encore dit.
Les combats des Dardanelles avaient opposé, en 1915, dans le Nord-ouest de la Turquie, lors de la Première Guerre mondiale, l’Etat ottoman aux Alliés.
Des forces britanniques, françaises, australiennes et néozélandaises ont tenté d’occuper la ville d’Istanbul. Cependant, cette tentative a échoué, tout en faisant des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de blessés.