AA/Conakry/Boussouriou Bah
Le groupe scolaire turc, "La Citadelle" de Conakry, a offert un repas d'Iftar en l'honneur de citoyens guinéens, en signe d' "amitié" et de "solidarité", en prélude au lancement officiel d'une association regroupant industriels et hommes d'affaires turcs et guinéen, à la fin du mois Saint.
Ce repas, qui a réuni une cinquantaine de jeunes de la capitale guinéenne, des parents d’élèves, des hommes d’affaires et des journalistes au sein de la fondation turc « La Citadelle », a été initié en vue de renforcer la coopération guinéo-turque.
«Le mois de Ramadan est un moment de partage. C’est pourquoi, notre fondation a décidé de partager la rupture du jeûne avec des Guinéens dans l'objectif de cimenter notre amitié», a lancé pour l’occasion Ibrahim Savkili, membre turc de la fondation Citadelle.
Savkili, également ancien professeur de mathématiques, a rappelé que leur organisation, multiplie les actions humanitaires depuis des années en Guinée.
« Depuis 2003, La Citadelle a octroyé plusieurs dons à la Guinée à chaque ramadan. En 2013, au cours de la fête de Tabaski ( Aius el Fitr: fête de la rupture du jeûne, ndlr), nous avons mobilisé plus de 300. 000 dollars pour acheter des bœufs, les égorger et les distribuer à 13. 000 personnes. Pendant ce Ramadan, grâce à des partenaires indonésiens, nous avons distribué 600 sacs de riz, un conteneur de 40 pieds d’habits, des huiles, des sachets de spaghettis etc», a-t-il détaillé.
La Citadelle investit également dans l’éducation des jeunes guinéens. « Dans cet établissement, nous voulons élever aussi le niveau de l'enseignement pour que les élèves (turcs et guinéens) deviennent productifs, utiles pour leurs pays et pour l’humanité tout entière», a ajouté l'ancien enseignant.
Le ministère turc des affaires étrangères a fait savoir pour sa part, sur son site internet, que Citadelle "contribue non seulement au rayonnement culturel de la Turquie en Guinée, mais forme également les futures générations".
Aboubacar Camara, enseignant guinéen à La Citadelle se réjouit de la réussite du projet: "Aux examens nationaux, l’établissement a affiché 100% à tous les niveaux", a-t-il déclaré à Anadolu.
Un bémol pour autant: "On a un grand handicap aujourd’hui, c’est la non maitrise de l’anglais. Or, La Citadelle offre l'opportunité de l'apprendre dès la première année du collège. Les enfants ont aussi accès à l’informatique et à la religion à travers des cours sur l'Islam. C'est un atout pour la Guinée, notre pays à tout à gagner avec une coopération avec la Turquie", ajoute-t-il.
Pour Taban Sylla, journaliste guinéen présent pour l'Iftar, la Turquie est un partenaire potentiel pour la Guinée.
"Nous sommes heureux et nous félicitons la fondation pour cette action. La Turquie est un pays ami de la Guinée, qui lui a apporté son soutien, surtout dans la lutte contre Ebola. C’est l’un des rares pays qui n’a pas fermé la porte à la Guinée pendant cette crise sanitaire. Aucune entreprise turque n’a quittée le pays dans les moments durs qu'on a vécus’’, rappelle-t-il.
Ibrahim Savkili a profité de cette rupture du jeûne pour annoncer le lancement, à la fin du mois de Ramadan, de l’association des industriels et Hommes d’affaires guinéo-turque, dont il est le secrétaire général, crée par d’autres membres de la fondation Citadelle.
Cette nouvelle association, apolitique, fondée il y a quatre mois, sera officiellement lancée en présence de membres du gouvernement guinéen et de représentants turcs.
L'association, œuvre aujourd'hui pour la facilitation de l’échange commercial entre la Guinée et la Turquie. « Notre objectif est de permettre aux guinéens d’avoir de bon cadre dans la facilitation du commerce mais aussi de créer un pont entre les deux pays »,a-t-il précisé.