AA - Bâle - Nur Gülsoy
Plus de la moitié des membres de Daech proviennent des populations de la région, selon le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.
Le chef de la diplomatie turque s'est exprimé vendredi, à la 21ème réunion du Conseil des ministres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), tenue à Bâle (Suisse).
"Daech a rassemblé en son sein des ressortissants de plus de 80 pays au nom de la religion, à travers les médias sociaux, mais plus de la moitié de ses membres proviennent des populations régionales, a fait savoir le ministre turc. De ce fait, discuter uniquement des combattants étrangers ne résoudra pas la question. Il faut une stratégie englobante qui comprend la réhabilitation, l'éradication du radicalisme, la restructuration et le redressement des pays, outre les mesures militaires et sécuritaires."
"Les combattants étrangers sont une menace internationale, a-t-il poursuivi. Nous l'avons éprouvé en Afghanistan, en Irak, au Kenya, en Libye, en Tchétchénie et en Somalie. À présent, c'est aussi le cas non seulement en Irak et en Syrie, mais en Ukraine également. Les menaces en Syrie et en Irak ne sont pas différentes de celles du passé, nous devons donc en tirer des leçons. Nous sommes obligés d'éteindre cet incendie en Syrie et en Irak."
Mevlüt Cavusoglu a assuré que la Turquie soutient avec tous ses moyens la lutte contre le terrorisme.
"Plus de 7200 noms figurent sur notre liste de personnes interdites d'entrer en Turquie, a-t-il précisé. Nous avons expulsé 1050 personnes depuis 2011. Mais nous observons encore l'arrivée de combattants étrangers et ceux que nous avions expulsés reviennent à nos frontières. Nous avons renforcé les mesures de sécurité à notre frontière avec la Syrie."
Le ministre a en outre noté que les autorités ont saisi 69 millions de litres de pétrole durant les 10 premiers mois de 2014, aux frontières.
Il a aussi appelé la communauté internationale au partage de renseignements et d'informations, car "la coopération internationale nécessite de la confiance et le partage équitable du fardeau."