Nazlı Yüzbaşıoğlu,Nur Asena GÜLSOY
17 Août 2017•Mise à jour: 17 Août 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
La Turquie attend de l'Allemagne adopte une approche convenable aux relations, concernant la question des putschistes en fuite, a souligné, jeudi, le ministre turc des Affaires de l'Union européenne (UE), Omer Celik.
Celik animait un point de presse conjoint avec le Secrétaire d'État britannique chargé de l'Europe, au sein du ministère des Affaires étrangères, Alan Duncan, jeudi à Ankara.
Celik a abordé l'affaire d'Adil Oksuz, un des principaux suspects de FETO responsable de la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016, actuellement en fuite.
«L'affaire est très claire, a déclaré Celik. Nous sommes amis et alliés avec l'Allemagne. Nous attendons de Berlin une approche convenable à nos relations qui ont un long passé historique et à notre coopération actuelle. Aucun de nos amis ne peut abriter un meurtrier.»
Le ministre turc a rappelé que des milliers de dossiers ont été déposés auprès des autorités allemandes relatifs aux membres d'organisation terroristes.
Il a regretté le fait que des personnes recherchées par la Turquie, responsables de meurtres, soient protégése par des pays amis.
«La question a été posée à un porte-parole du gouvernement allemand, si Adil Oksuz était là-bas ou non, a poursuivi Celik. Il répond qu'il ne peut ni confirmer ni nier cela. Nous savons ce que cette réplique signifie au plan diplomatique. Aucun État démocratique ne doit abriter des terroristes.»
Celik a, par ailleurs, appelé les pays alliés à non seulement lutter contre Daech mais aussi contre le PKK et FETO.
Le ministre a abordé ensuite la question de la mise à jour de l'accord sur l'Union douanière.
«Ce n'est pas seulement la Turquie qui veut l'Union douanière, a-t-il affirmé. C'est l'UE qui a demandé la mise à jour après des analyses. C'est une question commerciale de 'gagnant-gagnant', pour renforcer le libre-échange. Mais nous observons que la mise à jour est présentée comme une grâce accordée à la Turquie. C'est incorrect. Nous ne nous précipitons pas et nous ne sommes pas les seuls à aspirer à une mise à jour.»
Omer Celik a aussi critiqué les affirmations de la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos de ce sujet.
«Ces affirmations sont inopportunes, a-t-il déclaré. Aucun pays de l'Europe ne doit donner des instructions aux institutions de l'UE. Ces institutions doivent agir en fonction de principes définis.»
Par contre, Celik a remercié le Royaume-Uni pour le soutien apporté à Ankara, à la démocratie turque et à la Présidence de la République après la tentative de coup d'État.
Se félicitant aussi du dialogue engagé entre Ankara et Londres sur la question chypriote, Celik a noté que les négociations n'ont pas donné de résultat, mais que cela ne signifie pas un gel ou une suspension du processus.