Zehra Melek Çat,Ayvaz Çolakoğlu
11 Avril 2017•Mise à jour: 11 Avril 2017
AA - Erzurum (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc de la Santé, Recep Akdag, annonce que l'utilisation de gaz sarin à Idlib en Syrie a été confirmée.
Le ministre turc de la Santé, Recep Akdag, a dévoilé, mardi, au correspondant d'Anadolu, le résultat des analyses effectuées sur des échantillons prélevés sur les victimes de l'attaque chimique perpétrée le 4 avril dans la province d'Idlib en Syrie.
Dans un premier temps, les symptômes dont souffraient les victimes avaient permis d'avancer la thèse d'une éventuelle attaque chimique.
Aldag a indiqué que cette thèse a été confirmée par des analyses réalisées par le laboratoire d'analyse des agents chimiques et biologiques rattaché à l'Office de santé turque.
"Les analyses sanguines et urinaires des victimes de l'attaque chimique d'Idlib ont permis de déceler la présence d'acide isopropyle methyle fosfonique, un métabolite du gaz sarin" a révélé le ministre turc de la Santé, précisant que les analyses ont été faites selon deux méthodes distinctes aboutissant toujours au même résultat.
Akdag a lancé un appel aux organisations internationales, "les Nations Unies et les autres organisations internationales doivent considérer al-Assad comme un criminel de guerre et le juger".
Spécifiant que le gaz sarin rend la respiration quasiment impossible et inflige des souffrances aux êtres vivants proches de la torture, Akbag a ajouté, "en tant que médecin et ministre de la Santé, je l'avais déjà spécifié auparavant, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit hausser le ton. L'OMS ne doit pas rester seulement une organisation qui réagit après les faits et qui apporte un soutien aux victimes, elle doit prendre des initiatives beaucoup plus sérieuses et actives".
Le ministre turc a également précisé que les soins dispensés aux blessés de l'attaque rapatriés en Turquie se poursuivent.