Ferdi Türkten,Tuncay Çakmak
09 Janvier 2020•Mise à jour: 10 Janvier 2020
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé que 2020 sera l’année de l’Accessibilité en Turquie.
Le Chef de l’Etat turc s’est exprimé, jeudi, à l’occasion de la cérémonie de recrutement de dans la fonction publique de 1561 jeunes parmi les personnes en situation de handicap et celles élevées dans les centres d’accueil public pour orphelins.
Recep Tayyip Erdogan a d’abord voulu rappeler l’importance donnée par son gouvernement à l’intégration des personnes handicapées dans le monde du travail notamment à travers la fonction publique.
"Le nombre de fonctionnaires en situation de handicap a été multiplié par 10 depuis notre arrivée au pouvoir pour atteindre 56 500 personnes", s’est-il ainsi félicité.
Le Président turc a notamment fait savoir que le budget alloué aux personnes en situation de handicap est passé, dans cette période, de 2 milliards de TL (environ 300 millions €) à 55 milliards de TL (environ 7 milliards €).
Dans la continuité des politiques en faveur de l’intégration des personnes handicapées, Erdogan a annoncé que 2020 sera "année de l'accessibilité" en Turquie.
- Les développements régionaux :
Par la suite, le Chef de l’Etat est revenu sur les questions internationales.
Il a évoqué l’inauguration, mercredi, du gazoduc russe qui relie la Russie à la Turquie en passant par la mer Noire, TurkStream, soulignant ainsi l’importance des enjeux énergétiques dans la région.
Dans ce contexte, où différents pays cherchent à écarter la Turquie des ressources riches en hydrocarbures de la Méditerranée Orientale, Erdogan a répété que "tous ces projets excluant la Turquie n’ont aucune chance d’aboutir".
"La Turquie continuera à défendre jusqu'au bout ses droits et intérêts en Irak, en Syrie et en Méditerranée", a-t-il insisté.
Concernant la situation en Libye, le président turc a défendu la décision d’Ankara de déployer des soldats turcs en soutien au Gouvernement d’Entente Nationale libyen, reconnu par les Nations Unies.
"Nous sommes en Libye seulement pour mettre fin à l'injustice et à l'oppression, répondant ainsi à l'invitation reçue", a-t-il expliqué.
Et de conclure : "Certains ne comprennent pas que la sécurité de notre pays ne commence pas à nos frontières, mais bien au-delà".