Meltem Bulur,Nazlı Yüzbaşıoğlu,Ecenur Çolak,Ayvaz Çolakoğlu
13 Mars 2017•Mise à jour: 14 Mars 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc des Affaires Européennes, Omer Celik, a déclaré, "ne pas autoriser le vol aérien d'un ministre de la République turque, nous empêcher d'accéder à notre consulat, considéré comme notre territoire, interpeller notre chargé d'affaires sont très clairement des délits, et ces délits ont été commis avec l'aval du gouvernement néerlandais".
Celik a donné une conférence de presse, lundi à Ankara, sur la situation des relations avec les pays de l'Union Européenne (UE) à la suite des événements de ce week-end.
Omer Celik a critiqué les mesures prises par les autorités néerlandaises contre les ministres turques et les citoyens qui étaient réunis autour du consulat turc de Rotterdam, dans le cadre d'un rassemblement pacifique de soutien, dans la nuit de samedi à dimanche, "il s'agit d'une crise politique. Mais c'est autant une crise judiciaire, car les accords de Vienne ont été transgressés, que le signe précurseur d'une crise des valeurs européennes et des Pays-Bas" a-t-il souligné.
Le ministre a rappelé que lors des précédents meetings organisés dans les pays européens, les représentants turcs ont toujours veillé à promouvoir l'intégration et les valeurs démocratiques et qu'a aucun moment il n'a été question d'atteinte à l'ordre public.
Ce dernier s'est dit dérangé par "les appels à l'apaisement" lancé par des responsables européens dont [la chef de la diplomatie européenne] madame Mogherini, invitant leurs auteurs à faire la part des choses.
"Vous avez là, d'un côté un pays qui souhaite seulement utiliser ses droits démocratiques et de l'autre un pays qui bafoue ces mêmes règles, utilise la violence, transgresse les droits de l'Homme et prend des mesures néo-fascistes. Compte tenu de cela, suggérer l'apaisement n'est pas la bonne approche, ce n'est pas juste" et de poursuivre, "Tout comme sa déclaration après le putsch raté du 15 juillet, Mogherini a fait une déclaration incorrecte qui n'a aucun effet. Elle n'a pas évalué l'événement correctement."
Celik a fait savoir que les Pays-Bas avaient commis un délit lors des événements de ce week-end, "ne pas autoriser le vol aérien d'un ministre de la République turque, nous empêcher d'accéder à notre consulat, considéré comme notre territoire, interpeller notre chargé d'affaires sont très clairement des délits, et ces délits ont été commis avec l'aval du gouvernement néerlandais".
Il a également indiqué que la Turquie était en mesure de riposter et que le nécessaire serait fait à ce sujet, invitant les autres pays européens à exprimer leurs désapprobations avec une approche basée sur les valeurs plutôt qu'une solidarité.
Le ministre turc estime que "la Turquie doit réévaluer l'accord de procédures de reconduite des demandeurs d'asiles (signé avec l'Union Européenne)".
Il précise que les adversaires (européens) de la Turquie souhaitent transformer les crises dans le processus de l'adhésion de la Turquie, en une rupture et que des opposants non européens de la Turquie, proposent des formules soutenant les anti-Turcs en Europe.