AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc de l’Energie et des Ressources Naturelles, Taner Yildiz, a déclaré, mercredi, que le gouvernement n’est pas satisfait de la montée des cours des devises étrangères.
Participant à une conférence de l’Association des Journalistes Diplomatiques (AJD), le ministre Yildiz a expliqué qu’il était nécessaire de bien analyser les évènements économiques et politiques survenus en Turquie et dans la région depuis les élections législatives du 7 juin.
Les avantages financiers liés à la baisse du prix du pétrole ont malheureusement été neutralisés par la flambée des cours des devises sur lesquelles les échanges commerciaux sont réalisés, a estimé Taner Yildiz.
«Le poids du coût du gaz naturel, par exemple, s'est alourdit de 11 milliards supplémentaires, à cause de la parité du dollar qui est passé de 2.30 à 2,90 TL (livre turque) en quelques mois, a-t-il poursuivi. C’est pourquoi la stabilité politique est nettement plus importante dans le secteur de l’énergie dans des situations comme celle-ci», a expliqué le ministre.
Il a cependant indiqué que le gouvernement ne veut pas reporter ce problème sur les prix à la consommation pour ne pas pénaliser les citoyens.
Yildiz a explique que les actions terroristes du PKK dans le Sud-est de la Turquie pénalisent d’abord les citoyens kurdes de Turquie, que l’organisation terroriste prétend défendre.
«En sept ans, le PKK a fait exploser 22 fois nos gazoducs et oléoducs dans la région, a-t-il indiqué. Pour le seul Nord de l'Irak, ces attentats ont provoqué la perte de plus de 500 millions de dollars. Nous continuons à investir dans la région mais les terroristes ciblent tout particulièrement nos installations énergétiques, provoquant de lourds dégâts et provoquant des coupures d’électricité plus ou moins importantes.»
Selon le ministre, les sabotages et les attaques du PKK contre les installations énergétiques en Turquie ont coûté plus de 30 milliards de TL.
Répondant à une question sur la remise que la Russie devrait accorder à la Turquie sur le prix du gaz naturel, Yildiz a expliqué qu’il n’y avait plus d’obstacles à la signature de l’accord, et que celle-ci se fera prochainement.
Yildiz a également affirmé que le prix du gaz acheté à l’Iran est trop élevé et que les démarches du gouvernement pour remédier à cela se poursuivent.