Aksil Ouali
19 Juin 2026•Mise à jour: 19 Juin 2026
AA / Alger / Aksil Ouali
Le groupe d’action financière (GAFI) a retiré, ce vendredi, l’Algérie de sa liste grise des pays dont les régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présentent des déficiences. La décision a été prise lors de la réunion plénière de cette institution, tenue au siège de l’OCDE à Paris.
En plus de l’Algérie, trois autres pays sortent aussi de cette liste, à savoir la Namibie, la Bosnie-Herzégovine et l’Irak. En revanche, trois pays figurent toujours sur la liste noire du groupe, en l’occurrence « l’Iran, la Corée du Nord et le Myanmar ».
Concernant ce dernier, le Gafi l’a appelé à prendre « les mesures appropriées en lien avec les activités de fraude et d'escroquerie en ligne, qui restent très répandues et présentent des risques importants de financement illicite ».
L’Algérie, rappelons-le, a été inscrite dans la liste grise du GAFI en octobre 2024. Depuis cette date, le gouvernement algérien a multiplié les mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent.
Il a fait, à cet effet, adapter la législation algérienne aux demandes du Gafi et durci considérablement la lutte contre le blanchiment d’argent. Les services algériens de sécurité ont mené, durant cette période, de nombreuses opérations contre les réseaux de l’argents l’argent sale.
Dans ce cadre, des arrestations ont été opérées et d’importantes sommes d’argent ont été saisies. Des puissants réseaux ont été démantelés. Parmi les mesures phares prises par l’Algérie pour sortir de la liste grise du Gafi figure l’interdiction du paiement en espèces dans les transactions immobilières et l’acquisition de véhicules neufs.
Les autorités algériennes ont également serré la vis concernant le versement d’argent en espèces sur les comptes bancaires. Lors de cette session du GAFI, à laquelle a pris part le ministre algérien des Finances, Abdelkrim Bouzred et le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou, les délégations ont salué les résultats obtenus par l’Algérie.
Elles ont estimé, selon un la chaîne publique AL24 News, que ces résultats « constituent une démonstration concrète de la volonté politique du pays, de l’efficacité de ses réformes et de son attachement au respect des standards internationaux les plus exigeants en matière d’intégrité financière et de transparence économique ».
Selon les mêmes délégations, les « avancées majeures réalisées par le pays dans le renforcement de son dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière et conforte davantage la confiance de la communauté internationale dans la solidité et la résilience du système financier algérien ».