Ayvaz Çolakoğlu
17 Septembre 2026•Mise à jour: 17 Septembre 2026
Ankara (AA)
Une station-service de la région strasbourgeoise a affiché jeudi un prix du carburant (gazole ou essence premium) atteignant 2,99 € le litre, un niveau exceptionnellement élevé signalé par plusieurs médias dont TF1.
Même si ce tarif, proche ou égal à 3 €/L, reste rare et localisé, à Strasbourg même, les prix moyens du gazole tournaient autour de 2,45-2,52 €/L ce jeudi, avec des minimums à 2,25 €/L dans les stations TotalEnergies (qui appliquent un plafond).
Des prix élevés (autour de 2,89 €/L) ont notamment été relevés à Ostwald, près de Strasbourg, sur une station Shell le long de l’autoroute.
Les prix des carburants continuent de grimper en France.
La flambée s’explique principalement par la reprise des tensions au Moyen-Orient. Après une relative accalmie, les hostilités entre les États-Unis et l’Iran ont repris fin août / début septembre 2026, avec des frappes mutuelles.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste perturbé ou bloqué, réduisant fortement l’offre. Des attaques de pétroliers et des tensions autour de ce passage stratégique ont fait grimper le cours du baril de Brent au-dessus de 100-108 dollars.
À cela s’ajoutent l’offensive des Houthis (alliés de l’Iran) sur le détroit de Bab el-Mandeb et en mer Rouge, qui ouvre un second front et complique les routes alternatives. Des capacités de raffinage limitées (dégâts au Moyen-Orient et attaques ukrainiennes sur des raffineries russes), une demande toujours soutenue et des coûts de transport/assurance en hausse.
Ces facteurs tendent l’équilibre offre-demande et se répercutent progressivement à la pompe, avec des écarts importants selon les stations.